Métro On peut restreindre la durée de la discussion avec cette personne négative en lui disant qu’on a peu de temps à lui accorder. À force de le faire, on peut espérer qu’elle finisse par comprendre le message!

Quoi de plus pénible qu’un collègue qui se plaint sans arrêt? Pas grand-chose, selon une récente étude réalisée par OpinionWay pour Monster, qui révèle que pour le tiers des salariés, c’est le pire défaut que puisse avoir un compagnon de travail!

Quelques trucs pour survivre à un confrère désagréable.

Tenter la prise de conscience
Selon Ghislaine Labelle, conférencière, auteure et psychologue organisationnelle, il ne faut surtout pas renforcer l’attitude de mécontentement de cette personne, ou sa tendance à jouer les victimes. «La pire chose à faire est de l’écouter sans intervenir ou d’agir à sa place pour arranger les choses. Dans les deux cas, on peut être sûr que la personne ne modifiera pas son comportement.»

Lorsque cet individu reçoit trop d’attention, cela consolide son comportement et contamine le climat de travail. Comme l’explique la psychologue, il ne faut pas hésiter à lui faire un commentaire, tout en restant respectueux. «Pourquoi ne pas lui dire quelque chose du genre “Tu me parles toujours de choses négatives, et ça affecte mon humeur. Je préférerais que tu me parles de choses positives.”?» «Si on a une bonne relation avec cette personne, on peut même lui demander, un peu à la blague, s’il y a parfois des choses positives qui lui arrivent!» Dans les deux cas, cela met en lumière l’attitude qui doit être modifiée, et on établit en même temps ses limites.

On peut aussi restreindre la durée de discussion avec cette personne en lui disant qu’on a peu de temps à lui accorder. À force de le faire, on peut espérer qu’elle finisse par comprendre le message!

Viser la recherche de solutions
Selon la conférencière, il ne faut surtout pas hésiter à s’affirmer lorsqu’on a affaire à une personne de ce genre. «Souvent, les collègues sont gentils, ils l’écoutent et lui donnent de l’attention. Si on choisit de l’écouter, mieux vaut miser sur l’attitude positive. Il faut tenter de lui faire voir le bon côté des choses et lui demander ce qu’elle compte faire pour améliorer sa situation. De cette façon, elle doit se placer dans une position de recherche de solutions.» Cette approche peut aussi lui faire prendre conscience de l’importance qu’elle accorde à tout ce qui est négatif.

On peut également tenter de ramener sans cesse la discussion vers la prise d’actions pour montrer au plaignard qu’il peut modifier la situation plutôt que de s’apitoyer sur son sort. «Si tous les collègues le font, explique Mme Labelle, cela va mettre un frein à la tendance qu’a ce collaborateur à raconter tous ses malheurs et cela contribuera à le faire changer d’attitude.»

On peut aussi miser sur la valorisation pour lui montrer que tout n’est pas noir. En mettant de l’avant ses bons coups, on peut également lui signifier qu’il y a du positif dans sa position au travail!

En parler à son supérieur
Toutefois, lorsque le problème persiste, mieux vaut en parler au responsable pour qu’il fasse une intervention. Toujours selon Mme Labelle, «celui-ci pourra dire au collègue plaignard: “Si jamais il y a des choses qui ne font pas ton affaire, tu peux venir me voir plutôt que d’en parler à tes collègues.” Cela l’encadrera, et il éprouvera peut-être une certaine gêne à toujours aller voir son supérieur pour se plaindre.»

La spécialiste estime que le leadership des dirigeants est très important dans pareils cas, car en refusant d’intervenir, ils cèdent du pouvoir à ce genre d’employés. Le responsable doit d’abord tenter d’amener le travailleur problématique à prendre conscience de son attitude. Il peut aussi lui faire part de ses attentes quant aux changements qui doivent survenir rapidement dans sa façon d’agir.

Bref, dans une telle situation, il ne faut en aucun cas ignorer le comportement désagréable. Il importe d’intervenir avant que ce collègue rende l’atmosphère de travail toxique pour tous!

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