Métro En matière d’orientation, il n’est jamais trop tard pour changer d’idée.

Deux questions à Diane Chevalier, conseillère chez Midi 40, association spécialisée dans la transition de carrière pour les 40 ans et plus.

De plus en plus de personnes de 50 ans et plus tentent une réorientation. Comment expliquez-vous cela?
Par le vieillissement de la population, pour commencer. Les boomers ont tendance à se définir par leur emploi et ils veulent continuer à travailler après la retraite. Mais la plupart de ceux qui viennent nous voir n’ont pas le choix. Leur pension trop maigre ne leur permet pas de vivre décemment. On voit aussi des personnes qui cherchent à donner un sens à leur vie ou à briser l’isolement. Et il y a ceux qui ont une passion et voient dans la transition de carrière sur le tard une occasion de la vivre.

«Il faut axer la stratégie sur le transfert de compétences.» -Diane Chevalier

À quels défis ces chercheurs d’emploi font-ils face?
Le temps d’intégration à l’emploi est plus long pour les 55 ans et plus. Il n’est pas rare de voir des personnes mettre un an, voire an an et demi, avant de retrouver un emploi. Le marché du travail n’est pas toujours prêt à les accueillir, les offres d’emploi sont conçues pour les trentenaires. Il y a un revers de médaille à l’expérience et aux diplômes, parce que les jeunes coûtent moins cher. On a aussi moins de temps devant soi pour développer des projets.

 

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