Métro Attention toutefois : ce ne sont pas tous les métiers ni tous les lieux de travail qui offrent un cadre sécuritaire aux enfants.

Plusieurs raisons peuvent nous inciter à nous rendre au boulot avec nos rejetons : journée pédagogique, grève scolaire, tempête du siècle ou tout simplement du fait que le cœur nous en dit.

Stéphanie Fissette, conseillère en ressources humaines agréée et chargée de cours en sciences de la gestion à l’Université du Québec à Rimouski, dresse une liste des choses à savoir afin que chacun reste zen dans l’aventure.

1. Bien se préparer
On n’a jamais trop de munitions pour divertir junior: cahier et crayons à colorier, casse-tête, pâte à modeler, etc. On peut également vérifier la disponibilité d’une salle de conférence pour qu’il puisse changer d’air et se dégourdir les jambes.

2. Laisser tomber les règles
Même si normalement l’enfant a droit à un maximum de 30 minutes de télévision ou de jeux vidéo par jour, c’est le moment de faire une exception.

3. Trop, c’est comme pas assez
Pour conserver l’aspect spécial ou «récompense» de l’événement, on évite de se rendre au boulot avec la marmaille plusieurs jours de suite ou de le faire très souvent. Il peut aussi être intéressant d’essayer une demi-journée pour commencer.

4. Se servir de son jugement
Ce ne sont pas tous les métiers ni tous les lieux de travail qui permettent une telle latitude. Les conditions de santé et de sécurité sont toujours à mettre en priorité. On évite également d’inviter un enfant malade et contagieux, car il pourrait contaminer les collègues!

5. Créer un climat favorable
Idéalement, on en discute au préalable avec notre supérieur. Ce dernier doit voir les avantages plus que les inconvénients de la situation. Il y a de fortes chances qu’il préfère qu’on soit présent avec l’enfant plutôt que de nous voir prendre une journée de congé forcée à l’approche d’un deadline!

6. Exit, la culpabilité
Ce n’est pas parce qu’aucun collègue ne le fait qu’on n’a pas le droit de lancer l’idée. Pourquoi ne pas créer une nouvelle mode? Face à un phénomène de groupe, l’employeur pourrait être ouvert à l’idée d’aménager un local pour les enfants ou même de créer des événements durant les journées pédagogiques. La bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec propose, par exemple, un petit programme de stagiaire d’un jour.

«Les organisations ont aussi leur bout de chemin à faire et, contrairement à ce que certains peuvent penser, ça n’a pas besoin d’être complexe […] De petits gestes peuvent permettre une meilleure conciliation travail-famille.» –Stéphanie Fissette, conseillère en ressources humaines agréée

7. L’âge de raison
Avec un enfant d’âge préscolaire, c’est faisable, mais le défi est plus grand. Dès la maternelle, l’enfant est capable de se concentrer davantage, et plus longtemps, sur une tâche ou une activité. On aura donc moins besoin de changer fréquemment le programme et de lui accorder de l’attention à chaque instant.

8. Impliquer l’enfant
Pourquoi ne pas confier des tâches simples à son enfant? Il se sentira utile et comprendra mieux le travail de papa ou de maman, ce qui aura pour effet de le sécuriser tout en l’occupant une partie de la journée.
9. Développer les relations de travail
Les enfants au boulot créent une dynamique et permettent à certains de nos collègues de développer une sensibilité et une meilleure compréhension de notre réalité.

10. Éviter de se fixer des objectifs rigides
Si on pense être aussi efficace que les autres jours, on pourrait être déçu et mettre beaucoup de pression sur l’enfant. On évitera donc de prévoir un horaire trop strict et on laissera de la place pour l’imprévu.

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