La conception du jeu Deus Ex : Human Revolution a fait l'objet d'un documentaire intitulé Deus Ex : La création

Contrairement à mes habitudes, je ne ferai pas la critique de la première offrande de la boîte de M. Stéphane D’Astous, Deux Ex : Human Revolution. Pourquoi? Parce que durant les quatre dernières années, j’ai suivi ponctuellement le développement de ce fameux titre dans le but de réaliser un documentaire, Deus Ex : La création, en anglais et en français, sur la conception et la fabrication de la remise à zéro de cette licence.

Deus Ex a connu ses heures de gloire en juin 2000, sous la gouverne de la légende vivante Warren Spector et de Harvey Smith. Lorsque D’Astous et son équipe réduite ont décidé d’accepter le défi de relancer la licence, il y a quatre ans, ils étaient loin de se douter de l’impact de la toute première mouture sur les fanatiques des premières heures.

«Notre assiette est pleine, me disait en début de tournage David Anfossi, le producteur du jeu. Nous ne pouvons pas déplaire aux fans du jeu. Ils connaissent très bien l’univers de Deus Ex.» D’ailleurs, l’impact de la toute première bande-annonce en a témoigné. En une journée, le web s’est enflammé. Les amateurs des premières heures mettaient la compagnie montréalaise en garde : elle ne devrait pas sombrer dans la facilité et devait éviter les pièges commerciaux. La pression venait de monter d’un cran.

Je dois avouer ma surprise quant au nombre de consultants venus préciser des détails très pointus tout au long de la fabrication du jeu, même des gens ayant travaillé pour l’agence de défense américaine DARPA. Plus que jamais, j’ai constaté que l’univers du jeu vidéo, c’est sérieux! Les budgets hollywoodiens m’ont impressionné, certes, mais ce qui m’a le plus frappé dans mon aventure, c’est l’humilité des concepteurs. Lors de la toute première réunion avec les grands bonzes d’Angleterre et d’ailleurs dans le monde, M. Anfossi présentait les points forts, mais surtout les points faibles de son titre en devenir. Wow! Il a même prédit la note que les critiques accorderaient à son titre (sans trop se tromper!).

Au nom de mon réalisateur Stéphane Morissette et en mon nom personnel, je tiens à dire merci à Eidos Montréal pour cette chance inouïe. Pour voir, ou revoir, le documentaire : MusiquePlus, samedi 3 septembre, à midi.

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