Mistik shampoing
Peu de marques de soins capillaires peuvent se vanter de n’utiliser
que des ingrédients d’origine végétale sans recourir à un certain pourcentage 
de substances issues de la pétrochimie. C’est pourtant le pari qu’a relevé le chimiste vert Jean-Éric Marie, dont la gamme Mistik a fait une entrée remarquée dans tous les Pharmaprix du Québec. «C’est vraiment l’explosion de la marque», se réjouit celui qui vient aussi de lancer une boutique en ligne. L’ADN de la marque
résumée en trois mots-clés.

Histoire
Jean-Éric Marie compare le rôle du chimiste vert à celui de l’historien. «Une de nos jobs, c’est de retourner dans l’histoire. Avant d’utiliser un produit provenant de la pétrochimie, on se demande comment nos ancêtres faisaient.»

Et il s’avère qu’en matière de shampoing, une plante d’Amérique était jadis utilisée pour ses vertus nettoyantes et moussantes: la racine de yucca, qui remplace avantageusement les sulfates avec sa mousse plus délicate, mais moins irritante. «N’importe quel étudiant en cosmétologie vous dira que les sulfates sont agressifs pour la peau, précise-t-il. On les trouve dans beaucoup de produits parce qu’ils ne coûtent pas cher et moussent bien dans toutes les conditions.»

Terroir
«Quand j’ai créé Mistik, j’ai voulu appliquer les principes de la chimie verte, soit remplacer tout ce qui est pétrochimique par du végétal et y intégrer la plus grande dose possible de plantes locales parce qu’elles sont plus fraîches et ont un meilleur bilan carbone.»

C’est ainsi que tous les produits de la marque sont fabriqués à Saint-Jean-sur-Richelieu à partir de plusieurs ingrédients biologiques cultivés ici, comme les bleuets sauvages et le sucre d’érable des Cantons-de-l’Est, la prêle, le lin, l’achillée millefeuille et l’hydraste des Laurentides, de même que l’huile de soya de l’Estrie. On y trouve d’autres ingrédients d’origine naturelle, mais qui ne poussent pas au Québec, tels que le yucca, bien sûr, mais aussi l’orchidée ou la baie de goji.

Conservateurs
Quand on parle de cosmétiques, la question des agents de conservation revient toujours. Jean-Éric Marie assure que ses produits respectent les standards de l’industrie, avec une durée de conservation de trois ans sur les tablettes (six mois une fois le flacon ouvert).
Comment? Grâce à de l’acide citrique et aux facultés d’autodéfense des végétaux eux-mêmes. «Les plantes savent se défendre, souligne M. Marie. Comme les animaux et les humains, elles ont un système immunitaire qui leur permet de combattre les bactéries et les moisissures. Ce sont ces composantes qui 
permettent de conserver les produits.»

En guise d’exemple, le chimiste cite le kimchi, qui a bonne presse ces 
temps-ci. «Le chou sécrète ce type de molécules; ça crée une fermentation 
qui lui permet de se défendre et de mieux se conserver», explique-t-il.

Banc d’essai

Mistik shampoing erablePour les besoins de cet article, nous avons testé le shampoing et le revitalisant fortifiants à l’érable pour cheveux secs et cassants. De prime abord, la fragrance n’est pas trop sucrée, malgré ce que laisse sous-entendre le nom du produit, ce qui est une bonne chose à
notre sens.

Promesse? «Les minéraux de la prêle et de l’eau d’érable [renforcent les cheveux] et les actifs hydratants [procurent] une meilleure élasticité.»

Résultat? Tel que mentionné par le chimiste Jean-Éric Marie, le shampoing ne mousse pas nécessairement beaucoup les premières fois, question de «débarrasser les cheveux des accumulations laissées par les produits utilisés précédemment». Par la suite, le nettoyant mousse presque autant qu’un produit «traditionnel». Les cheveux sont lisses et se démêlent facilement.
18$ chacun, chez Pharmaprix et en ligne

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