Denis Beaumont/Métro Pedram Karimi

La Semaine de mode de Montréal est parfois l’occasion de découvrir les nouveaux visages de la mode d’ici. Diplômé du Collège LaSalle en 2011, Pedram Karimi lançait la griffe qui porte son nom le printemps dernier en proposant une collection automnale aux accents contemporains. Il fait ses débuts sur la passerelle de l’Arsenal ce soir. Présentations.

Pedram Karimi n’a pas un parcours conventionnel. Né en Iran, il a passé son adolescence en Autriche, puis après quelques semestres au London College of Fashion, où il peinait à joindre les deux bouts, ila débarqué à Montréal. Aujourd’hui, la ville l’inspire, avoue-t-il. Mais ce n’est pas là a seule inspiration pour sa toute première collection printemps-été.

«J’aime jouer sur l’androgynie», déclare le jeune créateur. Il décrit d’ailleurs sa griffe comme étant «androgyne, ambiguë, futuriste et nostalgique, avec une esthétique minimaliste et des finitions modernes». Concrètement, ça veut dire des pièces épurées et architecturales aux lignes nettes et définies. «Mon objectif, c’est que mes vêtements fassent bien à toutes les silhouettes», continue-t-il.

D’ailleurs, il suffit de (re)voir la première collection de Pedram Karimi, qualifiée d’unisexe, pour s’en convaincre. Il a même fait appel à quelques mannequins masculins pour porter de longues tuniques, des pantalons ajustés et une combinaison. «Certaines pièces sont plus féminines, d’autres peuvent convenir aux deux sexes, précise-t-il. Ça dépend vraiment du client.» Son approche : «Si vous aimez, vous portez.»

Le designer n’a pas voulu trop en dire sur la collection qui sera présentée ce soir. On sait déjà cependant qu’elle s’inscrira dans la continuité de la précédente. La couleur sera néanmoins plus présente, décrit-il. «Je veux faire des choses qui n’ont jamais été faites, mais qui sont aussi très portables. Je veux simplement ajouter ma petite touche personnelle aux pièces qu’on porte tous les jours pour créer des basiques qui en jettent.»

Nouveau venu, Pedram Karimi mise beaucoup sur son défilé pour se faire un nom dans le milieu et, éventuellement, attirer des investisseurs. Celui qui fait à peu près tout lui-même pour l’instant souhaite toutefois garder sa production à petite échelle. «Je serais heureux d’être distribué dans quelques grandes villes nord-américaines, mais je ne vise pas nécessairement davantage.»

Un projet de boutique en ligne commence aussi à se dessiner. Mais chaque chose en son temps. Pour l’heure, place au défilé.

Mercredi, à la Salle Galerie, 18 h 30.

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