Collaboration spéciale La campagne printemps-été de Marie Claire.

«Tout ne va pas mal dans le vêtement au Québec.» C’est en ces mots que le vice-président à l’exploitation du Groupe Marie Claire, Louis Dessureault, décrit son industrie. Coup d’œil sur la nouvelle image et l’offre renouvelée d’une des chaînes du groupe, Marie Claire, toujours debout après plus de 50 ans.

Reliées par un long corridor blanc, les équipes de design des six enseignes du groupe (Marie Claire, bien sûr, mais aussi Claire France, San Francisco, Le Grenier, Émotion et Terra Nostra) planchent sur les prochaines collections. «Les vêtements sont pensés et élaborés ici», précise M. Dessureault, ajoutant que le tiers de la production est assuré par des sous-traitants québécois.

Au moment de notre visite, en pleine heure du lunch, l’ambiance est plutôt calme. «Habituellement, ça bouge, corrige le vice-président au marchandisage, Martin Lafrance. C’est comme dans une fourmilière!» Cette immense fourmilière couvre en effet quelque 150 000 pieds carrés, bureaux et entrepôt compris.

L’entrepôt compte maintenant une section «boutique en ligne» tandis qu’un studio de photo a récemment été aménagé. But avoué de ces investissements de l’ordre de 300 000 $ : lancer une boutique en ligne pour la marque Marie Claire d’ici un an, peut-être même dès la rentrée de septembre. Quelques clics sur le site internet de la chaîne prouvent que tout est presque prêt. On y navigue déjà comme dans la plupart des boutiques de ce type. Ne manque quasiment que le panier d’achats! D’ailleurs, une autre enseigne du groupe, Le Grenier, vient de lancer la sienne au début du mois.

«Nous prévoyons lancer la boutique en ligne de Marie Claire d’ici un an ou dès la rentrée de septembre si tout va bien.» -Louis Dessureault, vice-président à l’exploitation du Groupe Marie Claire

Ce ne sont pas là les seuls changements en cours. Ce printemps, Marie Claire a dévoilé sa nouvelle image. Le logo a été épuré. «Il est plus moderne», décrit M. Lafrance, pas peu fier de confier qu’il a fait l’unanimité. La campagne, dont les images sont bien en évidence dans les vitrines des magasins, prend également un petit air de jeunesse grâce notamment à un nouveau visage comme tête d’affiche.

Marie Claire partait de loin. Reconnu pour son service à la clientèle efficace en magasin, le détaillant avait pourtant bien besoin d’un «rafraîchissement», terme privilégié par M. Lafrance. Mais pas question de sacrifier le bassin de clientes fidèles qui reviennent en boutique saison après saison, prévient-il. «Ce n’est pas un virage à 180 degrés. Nous souhaitons garder nos acquis.»

Néanmoins, la chaîne de boutiques avait déjà commencé à diversifier son offre il y a quelques années. Cette saison, on pourra y acheter des maillots de bain en plus du prêt-à-porter, des chaussures et des pyjamas. L’idée, précise Louis Dessureault, c’est d’offrir une destination «tout en un» aux femmes, qui ont de moins en moins de temps pour magasiner.

Prochaine étape : «Nous pensons peut-être rénover nos 70 boutiques Marie Claire pour les accorder avec la nouvelle image de marque», annonce M. Dessureault, un projet pas encore défini jusqu’ici.

Les cinq autres enseignes du groupe ne sont pas en reste, assure M. Dessureault. Elles devraient tour à tour subir une cure de jouvence à moyen terme même si, pour l’instant, des efforts sont déployés presque exclusivement pour revamper la marque Marie Claire.

Marie Claire en bref

  • Clientèle cible
    Les professionnelles de 40 ans et plus. «Nous rejoignons aujourd’hui plusieurs générations dans cette tranche d’âge, souligne Louis Dessureault. Il n’est pas rare de voir une mère et sa fille magasiner chez Marie Claire.»
  • Boutique phare
    Aucune. La chaîne compte 70 magasins et en aura 71 quand la boutique en ligne entrera en fonction.
  • Exclusivités
    Les collections sont imaginées au siège social d’Anjou, des premiers croquis aux échantillons. La confection est confiée à des sous-traitants, dont le tiers au Québec.
  • Groupe Marie Claire
    Six enseignes (Marie Claire, Claire France, San Francisco, Le Grenier, Émotion et Terra Nostra) et 325 magasins, tous au Québec.

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