Les enfants qui ont porté les premières combinaisons créées par Claude Diwan au milieu des années 1980 sont aujourd’hui à l’âge de vêtir leur progéniture de pièces signées Deux par Deux. Définie par ses imprimés colorés et ses coupes sophistiquées, la griffe montréalaise célèbre ses 30 ans en grande pompe cette année.

«En 1986, nous étions des enfants aussi et aujourd’hui, nous sommes devenus des adultes!» illustre la présidente et chef designer. Deux par deux a grandi en même temps que ses premiers petits mannequins: alors que la toute première collection comptait 20 modèles, surtout des jumpsuits, la marque produit maintenant quelque 300 morceaux chaque saison, des robes aux habits de neige, en passant par les maillots de bain. La griffe qu’elle a fondée avec son mari, Maurice Elmaleh, est sans contredit devenue une référence en matière de mode pour enfants au Québec.

Dans une industrie où la pérennité est loin d’être assurée, Claude Diwan a su tirer son épingle du jeu jusque de l’autre côté de l’Atlantique, puisque sa marque est distribuée aussi loin que la Russie, friande de ses habits de neige, souligne-t-elle, l’Espagne ou le Royaume-Uni, sans oublier les États-Unis et le Mexique.

«Nous avons su développer une sophistication que d’autres n’ont pas, ce qui nous permet d’être présents sur le marché international et de compétitionner avec de grandes marques européennes», estime Mme Diwan. Mais il y a plus que le produit qui compte, continue-t-elle. «Il y a la gestion, mais aussi les employés, le service à la clientèle… Ce n’est pas qu’un ingrédient qui fait que la marque existe toujours; c’est toute la recette!»

«Je pense aussi que ce qui fait qu’on est encore là, c’est qu’on n’a jamais fait de changements brutaux. Par exemple, quand j’ai dû aller fabriquer en Chine, je n’ai pas pris du jour au lendemain toute ma production canadienne pour l’envoyer là-bas. J’ai commencé petit à petit.» Depuis plusieurs années, les vêtements Deux par Deux, dont le design est entièrement assuré dans les bureaux montréalais de la rue Chabanel, arborent la mention «Fabriqué en Chine», mais jamais au détriment de la qualité, assure-t-elle.

Histoire de famille
Après trois décennies, la relève commence aussi à faire sa marque au sein de l’entreprise. Le fils, Zacharie Elmaleh, y œuvre depuis huit ans, aujourd’hui à titre de vice-président.

Il a entre autres travaillé à l’élaboration d’une première boutique en ligne, lancée l’année dernière. «Aujourd’hui, la première vitrine de n’importe quelle compagnie, c’est son site web, rappelle-t-il. Notre premier réflexe, en tant que consommateurs, est toujours d’aller sur Google pour chercher un nom d’entreprise. C’est pourquoi il est très important d’avoir un site qui représente bien l’univers de la marque.»

Sur fond blanc, le monde de DeuxparDeux.com est d’ailleurs aussi coloré qu’en magasin. «La vente en ligne est incontournable, concède Mme Diwan. Au Québec, on commence à se réveiller, mais ça a pris du temps par rapport à nos voisins américains.»

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