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Les coups de coeur des Jeux olympiques de Rio

FILE - In this Saturday, Aug. 6, 2016, file photo, flames burn in the Olympic cauldron after being lit during the opening ceremony of the 2016 Summer Olympics in Rio de Janeiro, Brazil. The Rio Games officially end with a closing ceremony Sunday, Aug. 21. (AP Photo/Gregory Bull, File) Photo: AP

Après 16 jours de compétitions aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, ce n’est jamais une tâche aisée d’isoler quelques faits saillants de façon à rendre justice aux performances réalisées. Voici à tout le moins les coups de coeur des journalistes de la Presse canadienne:

LE MAÎTRE INCONTESTÉ — Usain Bolt l’avait clamé haut et fort après avoir réalisé son premier triplé à Pékin en 2008. Il n’avait pas l’intention de se satisfaire de médailles d’or et d’établir des records du monde. Il était résolu à devenir une légende. Huit ans plus tard, c’est mission accomplie. La superstar de l’athlétisme mondial s’est offert son troisième triplé olympique au sprint (100m, 200m et 4x100m) à Rio, un exploit inégalé. Mais le Jamaïcain aura marqué son sport non seulement par ses performances sur la piste mais aussi par son charisme. Si ses exploits font désormais partie de l’histoire, on se souviendra aussi de ses sourires et facéties qui ont fait de lui une vedette plus grande que nature.

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LE PRÉTENDANT — Les attentes étaient grandes à l’endroit d’Andre De Grasse à ses débuts olympiques. Il n’a pas déçu. Il a profité des Jeux de Rio pour entrer avec éclat dans la cour des grands. Le sprinter canadien n’a pas seulement engrangé trois médailles olympiques, il a surtout animé le spectacle en défiant nul autre que le grand Usain Bolt au 200 mètres. Sans complexe malgré son peu d’expérience, il a obligé Bolt à fournir un effort plus grand qu’il ne l’aurait voulu dans leur vague de demi-finale. Et il ne faut pas s’y tromper, le sourire complice échangé entre le roi et son dauphin au fil d’arrivée de cette course témoignait aussi de l’agacement du premier d’être ainsi provoqué sur sa distance préférée et des ambitions du second de le détrôner. De Grasse n’a jamais caché son désir de vaincre le maître. Ce sera peut-être l’an prochain aux championnats du monde si le Jamaïcain décide de faire un dernier tour de piste…

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LA RÉVÉLATION — Ce n’est pas seulement grâce à ses quatre médailles que la nageuse de 16 ans Penny Oleksiak a conquis le coeur des Canadiens. C’est aussi par la sincérité de ses réactions, son étonnement après chaque performance extraordinaire, comme si elle découvrait son énorme potentiel en même temps que le reste du pays. On l’a vue sous le choc, laissant échapper un «Oh my God!» après avoir conquis l’or olympique au 100 mètres style libre. Les yeux humides du commentateur au réseau CBC Mark Tewksbury, dernier médaillé d’or canadien en natation, en 1992, démontraient parfaitement l’ampleur de l’accomplissement d’Oleksiak. Elle ne l’a peut-être pas encore réalisé, mais sa vie a changé pour toujours en l’espace d’une semaine. Elle a goûté pour une première fois à ce qui l’attend à son retour au Canada quand le rappeur Drake, roi de la scène musicale à Toronto, l’a invitée à l’un de ses concerts.

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L’OGRE DE LA NATATION — Il était déjà l’Olympien le plus titré de l’histoire. Dans l’intermède entre Londres et Rio, Michael Phelps a toutefois traversé la période la plus sombre de sa vie — bataille avec l’alcoolisme, arrestation pour conduite avec facultés affaiblies et idées suicidaires. Après s’être réconcilié avec lui-même, l’Américain de 31 ans avait promis que l’on verrait à Rio un individu différent «de tout ce que vous avez vu de moi aux autres Olympiades». Et il a tenu parole. Certes, il est demeuré un féroce compétiteur. À preuve, il a ajouté six médailles, dont cinq d’or, à sa riche collection. Mais s’il nous avait habitués à un comportement de conquérant impassible à Pékin et à Londres, il a cette fois révélé son humanité. Ému aux larmes après avoir cueilli son troisième titre olympique au 200 mètres papillon, le nouveau papa est allé embrasser sa compagne et son fils de trois mois, Boomer, dans les gradins. Il peut désormais se retirer en paix et se consacrer à son prochain défi: se marier et voir grandir son fils.

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LES SOEURS SIAMOISES — Propulsées à l’avant-scène par la conquête d’une médaille de bronze au 10 mètres synchro aux Mondiaux aquatiques de Montréal en 2005, les plongeuses Meaghan Benfeito et Roseline Filion étaient alors loin de se douter que leur incroyable complicité les mènerait aussi loin. Onze ans plus tard, elles ont mis la touche finale à leur union olympique par une médaille de bronze à Rio. Leurs larmes de joie une fois leur troisième place confirmée s’expliquaient à plus d’un titre. La satisfaction d’avoir atteint l’objectif, certes. Mais pour Filion, c’était aussi le symbole de sa résilience. La Lavalloise de 29 ans s’est fracturée une cheville l’hiver dernier, remettant en cause sa participation aux Jeux. La réussite de Filion et Benfeito s’est révélée un baume pour l’équipe canadienne de plongeon, limitée à deux médailles sur les quatre convoitées.

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LE MIRACULÉ — L’Argentin Juan Martin del Potro a vécu une véritable traversée du désert en 2015. Opéré à son poignet gauche à trois reprises en l’espace de 15 mois, il s’est toujours refusé à renoncer au sport qu’il aime tant. Sa ténacité a été récompensée. À Rio, il a connu un tournoi spectaculaire, éliminant le favori Novak Djokovic au premier tour et Rafael Nadal en demi-finale. Après avoir passé près de 12 heures sur les courts, del Potro a offert une farouche opposition de quatre heures à Andy Murray. L’Écossais a finalement eu gain de cause. Mais ce deuxième podium olympique après celui de 2012 signifie peut-être qu’il est de retour pour de bon.

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