MONTRÉAL — À peine 11 mois après être devenue la première femme à occuper le poste d’adjointe au directeur général d’une équipe de la Ligue canadienne de football, Catherine Raîche a décidé qu’il valait mieux pour son développement professionnel de quitter ses fonctions chez les Alouettes. Mais elle n’éprouve aucune amertume envers l’organisation montréalaise.

«Ce qui explique ma démission, ce sont vraiment des raisons personnelles et de développement professionnel, a-t-elle indiqué à La Presse canadienne. Ça n’enlève absolument rien à l’organisation, pour laquelle j’ai le plus grand respect, que ce soient les propriétaires, (le d.g.) Kavis Reed ou (le président) Patrick Boivin. Ils ont tous les outils pour gérer l’organisation avec brio et je pense qu’ils sont dans la bonne voie. Par contre, au niveau professionnel, pour moi, il valait mieux prendre cette décision.»

Quand on tente d’en savoir davantage sur ce qui fait en sorte qu’elle estimait que son développement professionnel ne pouvait plus se faire au sein des Alouettes, l’avocate âgée de 28 ans insiste pour dire qu’il n’y avait pas de conflit entre Reed et elle, qu’il ne s’agissait pas d’un problème de «vision» au niveau des décisions football.

«C’est vraiment mon développement professionnel qui a mené à ma décision, répète-t-elle. Je me suis demandé qu’est-ce qui était le mieux pour Catherine Raîche et l’organisation. C’est un travail d’équipe et c’est vraiment personnel comme décision. Le message que je veux véhiculer, c’est un message de remerciements pour l’organisation. Sans Robert et Andrew Wetenhall, je n’aurais pas eu cette opportunité au football professionnel. C’est un petit monde et je suis extrêmement reconnaissante de l’opportunité qu’ils m’ont offerte, tout comme la promotion que m’a donnée Kavis Reed il y a près d’un an. C’est ce message que je veux véhiculer, car je n’ai rien de négatif à mentionner.»

Le retour à la pratique du droit s’avère seulement un plan B pour celle qui s’était jointe aux Alouettes en 2015, à titre de coordonnatrice de l’administration football.

«Ce n’est vraiment pas mon objectif, mais ça demeure un excellent plan B. Je suis toujours membre du Barreau et ça ne fait pas très longtemps que j’ai quitté la pratique privée, alors les concepts sont toujours frais à mon esprit. Ce serait mentir de dire que ce n’est pas une possibilité, mais ce n’est pas ma première option pour l’instant.»

Elle quittera ses fonctions le 31 décembre, presque 11 mois jour pour jour après avoir été promue directrice générale adjointe. Elle a fait part de sa décision à ses patrons vendredi dernier, mais dans un communiqué envoyé mardi, l’équipe indique qu’elle lui avait donné la permission d’explorer d’autres options le 11 décembre dernier. Après quelques jours de vacances, c’est ce qu’elle compte faire.

«Rester dans le football, c’est ma priorité, c’est ma passion. Ça n’a pas changé du tout depuis les dernières années. J’aimerais vraiment demeurer dans le football. (…) Une fois que la poussière sera retombée, je vais regarder mes opportunités. Mais dans la LCF, il n’y a que neuf équipes. C’est plus facile à dire qu’à faire.»

Raîche a connu des saisons difficiles avec les Alouettes, qui ont raté les séries à chacune des saisons qu’elle a passées au sein de l’équipe. Elle admet que la dernière campagne a été particulièrement difficile, mais que les performances de l’équipe n’ont pas influencé sa décision.

«Ce n’est pas facile pour personne une saison de 3-15. Mais de vivre cette adversité, ça m’a aussi aidée dans mon cheminement. Ça permet de forger le caractère. Tout au long de la saison, personne n’a abandonné. Sans dire que ç’a été bénéfique — on espère tous gagner plus de matchs —, ça met les choses en perspective, c’est certain.»

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