TORONTO — Le groupe qui souhaite accueillir la Coupe du monde 2026 de football a défendu sa décision de partager les matchs 60-10-10.

La candidature remise à la FIFA la semaine dernière prévoit que 60 rencontres seront disputées aux États-Unis, contre 10 chacun pour le Canada et le Mexique.

Carlos Cordeiro, le président de la Fédération américaine de soccer, a dit de cette formule qu’elle se voulait «le partage optimal de villes et de matchs». Il a ajouté qu’il ne s’attendait pas à ce que la FIFA effectue quelque modification que ce soit si la candidature devait être retenue.

«Le partage des matchs que nous avons proposé à la FIFA reflète les ressources des trois pays, a -t-il dit lors d’une téléconférence, lundi. Nous sommes choyés, aux États-Unis, de pouvoir compter sur plusieurs stades, plusieurs grandes villes, etc. C’est pourquoi 60 matchs y sont prévus.

«Au bout du compte, il y a une raison pour laquelle la FIFA encourage les candidatures conjointes. Je pense aussi que notre candidature est de loin supérieure à celle de notre compétition.»

La candidature unifiée fait face à celle du Maroc pour l’organisation du plus important tournoi de football. Une décision sera prise par la FIFA le 13 juin.

Steve Reed, le président de l’Association canadienne de soccer, a minimisé la décision de Vancouver de se retirer du processus puisqu’elle ne pouvait répondre aux demandes de la FIFA.

«Nous sommes toujours très excités par les villes candidates dont nous disposons», a-t-il expliqué en référence à Montréal, Toronto et Edmonton.

«Pour être honnête, je suis un peu déçu puisque j’y ai grandi, »a ajouté le natif de North Vancouver.

Chicago et Minneapolis se sont également retirées à la dernière minute.

La Coupe du monde 2026 sera la première disputée avec 48 équipes et 80 matchs, comparativement à 32 et 60 actuellement.

Cordeiro a également parlé d’une «occasion de revenus records» avec 5,8 millions de billets qui pourraient être vendus si tous les matchs sont présentés à guichets fermés, ce qui pourrait générer 2,1 milliards $ US.

Dans sa proposition, la candidature nord-américaine s’appuie sur la participation de 23 villes, dont trois au Canada et trois au Mexique. Cette liste sera possiblement réduite à pas plus que 16 par la FIFA si la candidature devait l’emporter.

Le président de la Fédération mexicaine de football, Decio De Maria, a noté qu’il serait facile pour les résidents du nord du Mexique d’assister à des rencontres dans le sud des États-Unis.

«Je pense que c’est la même chose pour les Canadiens, qui pourront assister aux rencontres disputées dans le nord des États-Unis.»

De Maria a parlé de la mobilité des habitants des trois nations comme «d’un point fort de notre candidature».

Les trois dirigeants se trouvaient à Kuala Lumpur, où ils ont présenté leur candidature aux dirigeants de l’association asiatique. Ils ont déjà visité les dirigeants, sud-américains, africains et européens.

«Nous ne tenons aucun vote pour acquis», a affirmé Cordeiro.

Le dirigeant américain a dit ne pas être inquiet que la candidature nord-américaine puisse être handicapée par des sentiments anti-Trump à travers le globe.

«Nous croyons que cette décision sera prise au mérite. On ne parle pas de géopolitique ici. On parle de football et de ce qui est dans l’intérêt supérieur du football. Nous n’avons reçu aucun commentaire en ce sens jusqu’ici.»

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