La première ministre est de nouveau bombardée de questions sur son appui ou non à la souveraineté du Québec. Christine Fréchette précise qu’elle est «autonomiste»… même si un lapsus lui a presque fait dire qu’elle est souverainiste.
«Je suis autonomiste», répète-t-elle vendredi, en marge d’une annonce sur les aînés. «À la Coalition Avenir Québec, on travaille à défendre le Québec et à assurer sa prospérité à l’intérieur du cadre canadien. On travaille à défendre la culture, à faire rayonner son identité, ses valeurs, dans le cadre canadien.»
Les journalistes présents ont tenté toutes sortes de questions pour savoir si Mme Fréchette serait dans le camp du «oui» ou du «non» lors d’un éventuel processus référendaire déclenché par un gouvernement du Parti québécois (PQ). Elle les a toutes esquivées.
Lorsque questionnée si elle faisait partie du camp «économique» ou du camp «nationaliste» de son propre parti, elle a choisi les deux.
«On a des gens qui sont plus de l’école économique, d’autres plus nationalistes. Moi, je rassemble ces deux camps-là.»
Lapsus souverainiste
N’empêche, la première ministre sortante a presque trébuché sur ses mots en expliquant sa position. Elle a failli se décrire «comme souverainiste», avant de se rattraper.
«La CAQ a été créée pour nous sortir des vieux débats entre souverainistes et fédéralistes. Moi, c’est là que je loge, comme s… comme nationaliste et également comme quelqu’un qui prône le développement économique dans le contexte canadien.»
Si le PQ gagne…
Christine Fréchette se fait talonner depuis quelques jours sur la question de la souveraineté à cause de la possibilité que le PQ remporte un gouvernement minoritaire. Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, affirme qu’il lancera un processus référendaire même s’il dirige un gouvernement minoritaire.
Charles Milliard, chef du Parti libéral, souligne que l’aile nationaliste de la CAQ pourrait être tentée d’appuyer la démarche référendaire. C’est pour cela qu’il souhaite connaître les intentions de Mme Fréchette.
«Sur un bulletin référendaire, il n’y a que les options «oui» ou «non». Pas «autonomiste», pas «préfère ne pas répondre». Ça devient un cirque en ce moment», lance-t-il en point de presse vendredi.
«Ça fait pitié», a-t-il ajouté
La question de l’appui à la souveraineté de Mme Fréchette a fait surface mercredi pendant le premier grand rendez-vous télévisuel des élections, l’émission spéciale Cinq chefs, une élection à Radio-Canada. Les principaux chefs de parti s’affronteront plus directement la semaine prochaine lors des débats télévisés à TVA et à Noovo. Le Débat des chefs de Radio-Canada aura lieu le 23 septembre.
