En 2010, les prix de l’essence n’ont pas répondu à la logique de l’offre et la demande, juge le CAA-Québec. L’organisme à but non lucratif presse le gouvernement de se pencher sur les marges au détail qui sont selon lui «incohérentes».
«La situation mérite qu’on s’y attarde sérieusement, car actuellement, ce sont les automobilistes de Québec et Montréal qui en font les frais», a indiqué par communiqué la directrice principale des relations publiques et gouvernementales de CAA-Québec, Sophie Gagnon.
Dans son bilan annuel sur les prix de l’essence rendu public vendredi, CAA-Québec a constaté que les marges au détail à Montréal et à Québec ont atteint en moyenne 5,1 cents/litre en 2010. Au Saguenay-Lac-Saint, elles se sont situées à 4,6 cents/litres alors que l’année précédente, elles s’élevaient à 7,3 cents/litre. Cette diminution de 37% laisse perplexe le CAA-Québec. «Puisqu’on ne peut ignorer que les régions où le volume de vente est moindre et les coûts d’exploitation plus élevés requièrent une marge au détail supérieure, il y a lieu de s’interroger sur l’ampleur d’une telle réduction», a dit Mme Gagnon. Des baisses similaires ont été observées en Mauricie et en Estrie.
A contrario, dans les régions du Centre-du-Québec, des Laurentides et de Lanaudière, les marges au détail ont été plus stables. Elles sont généralement inférieures à la moyenne – entre 2,2 cents et 4,2 cents/litre – puisque la demande est importante et qu’il existe une concurrence entre les détaillants.
Le CAA-Québec croit que dans certaines régions, l’industrie fait fi de la nécessité de suivre les mouvements quotidiens du coût d’acquisition pour fixer un prix qui reflète celui du marché.