Montréal

Projet Montréal veut s’étendre dans l’est de l’île

Projet Montréal veut miser sur le transport et la décentralisation pour tenter de percer dans l’est de l’île de Montréal, un territoire qui lui est juste qu’à maintenant peu favorable.

Sa chef Valérie Plante a dévoilé hier l’identité de ses aspirants dans trois arrondissements pour les élections municipales du 5 novembre prochain: Anjou, Saint-Léonard et Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

«On s’en va définitivement vers l’est, a allégué dimanche Mme Plante, mentionnant au passage les gains effectués par sa formation dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve lors de la dernière élection.

«Notre stratégie est la même que dans le reste de la ville: avoir des équipes sur le terrain connectés aux gens. C’est la force de Projet Montréal. Nous sommes aussi prêts à défendre les particularités de chaque arrondissement, chose que [l’administration Coderre] ne fait pas.»

La tâche s’annonce ardue pour la première formation d’opposition à l’hôtel de ville, qui ne compte aucun élu dans ce secteur composé de plusieurs châteaux forts.

Anjou est dirigé par Luis Miranda depuis 1997. Son parti, Équipe Anjou, a la main mise sur deux des trois postes de conseilleurs d’arrondissements et sur le seul poste de conseiller de ville.

Du côté de Saint-Léonard, le maire Michel Bissonnet, au pouvoir depuis 2008, sollicitera un autre mandat. En 2013, il avait été facilement élu sous la bannière d’Équipe Coderre avec 66% des votes.

Scénario semblable du côté de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, où la mairesse Chantal Rouleau, membre du comité exécutif responsable de l’eau, a obtenu 65% des voix lors de la dernière élection avec le parti de Denis Coderre.

Pour faire des gains, Projet Montréal a donc ciblé le transport en commun comme principal enjeu pour l’est de l’île.

«Les gens veulent du transport [en commun]. Ils se sentent délaissés, a insisté Valérie Plante. Il y a de moins en moins de trajets d’autobus pour desservir certaines sections de la ville. Ce n’est pas normal que cela prenne jusqu’à 1h30 pour se rendre au centre-ville à partir de Rivière-des-Prairies ou Pointe-aux-Trembles.»

Du même coup, la candidate à la mairie ramène sur la table sur projet de «ligne rose», qui partirait du centre-ville pour se rendre jusqu’à Montréal-Nord.

«Ce projet est nécessaire pour désengorger la ligne orange et donner de l’oxygène à des quartiers de l’est qui en ont bien besoin. Le métro transport amène aussi des lignes de transport supplémentaires par bus pour les secteurs environnants.»

La relation avec la ville-centre est aussi à revoir selon plusieurs candidats rencontrés.

«Le maire Coderre ratisse large. Des services comme le déneigement sont maintenant entre les mains de la ville-centre et les citoyens s’en rendent compte», a illustré Robert Mailhot, candidat au poste de conseiller de ville à Anjou.

«Notre force, c’est que notre plateforme s’adapte dans chacun des arrondissements, dans chacun des districts, contrairement à l’équipe Coderre, où la direction vient d’en haut», a mentionné Tomy-Richard Leboeuf-McGregor, qui sollicite un mandat de conseiller de ville dans Pointe-aux-Trembles.

Projet Montréal affiche complet
Projet Montréal a trouvé ses candidats pour les 103 postes disponibles aux prochaines élections municipales.

Seule l’identité des aspirants dans Pierrefonds-Roxboro n’a pas encore été dévoilée. L’annonce devrait avoir lieu au cours des prochains jours.

Le parti promet la parité homme/femme dans ses rangs, tant aux niveaux des maires que des conseillers.

«Je voulais m’assurer qu’on ait plus de femmes aux niveaux décisionnels», a fait savoir Valérie Plante.

De plus, la chef a affirmé que 40% de ses candidats sont issus «des diversités, soient des personnes racisées, des membres de la communauté LGBTQ ou des personnes présentant un handicap».

Projet Montréal lancera sa campagne lundi lors d’un rassemblement au Lion d’Or.

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