Montréal

De nombreux commerçants mécontents des retombées de la Formule E

Près de trois quarts des commerçants interrogés au cours d’un sondage se disent mécontents de l’impact commercial de la Formule E sur leur entreprise.

«Ça a fait très mal aux commerces du quartier», a indiqué lundi Frédéric Cormier, propriétaire de la Station Host, situé sur la rue Ontario.

Ce dernier, comme près de 70 commerçants du Centre-Sud, ont accepté de répondre à un questionnaire réalisé par le groupe de citoyens Formule citoyenne, qui avait déjà fait entendre sa voix cet été pour se plaindre des travaux et autres inconvénients occasionnés par ces courses de voitures électriques organisées les 29 et 30 juillet 2017.

Au total, 70% des sondés ont assuré avoir vécu un impact commercial négatif et près de 73% affirment avoir également subi des pertes durant cette fin de semaine, entravée, expliquent-ils, par des «problèmes de stationnement» et des «détours».

«Pour nous, c’était terrible, a avancé Mathieu Dechezelle, propriétaire de La Kitchenette, sur le boulevard René-Levesque, directement visé par l’installation du circuit dans ce secteur. Cette perte du chiffre d’affaires, on la ressent directement et on est passé proche de la faillite.»

Autre élément souligné par les commerçants: l’imbroglio autour du remboursement du démontage des terrasses. Pour des questions de fluidité du trafic et de sécurité, l’administration municipale avait exigé à trois commerçants, sur la rue Ontario, de retirer leur terrasse située sur la voie publique du 27 juillet au 3 août.

Prévenus seulement quelques jours avant l’événement, ces commerçants avaient haussé le ton et l’arrondissement de Ville-Marie avait promis un remboursement de ces travaux, jusqu’à 2 000$, sur présentation des factures. Le problème, avancent ces commerçants, c’est que le démontage a été réalisé par les employés des commerces concernés.

«C’était les vacances de la construction, on ne pouvait pas faire appel à des entrepreneurs. J’ai dû payer des primes à mes employés. [Cette promesse] était de la désinformation», a assuré M. Cormier. Même son de cloche du côté du Cheval Blanc, également concerné par cette mesure. «Si on nous avait avisé plus tôt, on aurait pu se préparer. Mais là, c’était impossible», a expliqué Luc Sénégal, le copropriétaire du restaurant.

Ces commerçants attendent néanmoins un geste de la part de la Ville et de Montréal c’est électrique, l’organisme en charge de l’événement. «J’ai fait la demande, je suis en attente d’une réponse. Mais une compensation, ce serait vraiment apprécié», a exposé Victor Magalhaes, copropriétaire du Grill Barroso.

Montréal c’est électrique n’a pas souhaité pour le moment émettre de commentaires.

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