lang="fr-FR" > Gilles Vézina minimise sa participation au système de collusion
Montréal

Gilles Vézina minimise sa participation au système de collusion

Si Gilles Vézina a reconnu lundi devant la commission Charbonneau avoir joué au golf et partagé des repas avec des entrepreneurs, il s’est obstiné à dire que cela se faisait dans le contexte du travail.

Celui qui était chef d’équipe au département de la voirie admet avoir reçu divers cadeaux comme des billets de hockey, en plus d’avoir été invité à l’anniversaire de la femme de l’entrepreneur Paolo Catania et au mariage de la fille de Nic Milioto, l’intermédiaire présumé de la mafia.

Mais il a plusieurs fois précisé qu’il s’agissait de relations «normales» de travail et que c’était une pratique courante «acceptée» à la Ville de Montréal. Plus tard, il a spécifié qu’il voulait plutôt dire une pratique «établie» par les fonctionnaires. «C’est pas le maire qui nous disait d’aller au hockey», s’est repris celui dont la carrière à la Ville de Montréal a débuté en 1962. Tous ces cadeaux représentaient, selon lui, une marque d’appréciation de son travail et n’ont jamais influencé ses décisions, a-t-il souligné.

En tant que chef d’équipe, Gilles Vézina était responsable d’attribuer des chantiers aux ingénieurs chargés de projets comme Luc Leclerc et aux surveillants de chantier. Son meilleur homme était nul autre que Luc Leclerc, qui a reconnu devant la commission avoir touché un demi-million de dollars en pots-de-vin en 20 ans.

Parce M. Leclerc était très compétent, M. Vézina n’a pas cru bon lui poser de questions lorsqu’il a appris que l’homme s’était fait construire une maison juste à côté de celle de l’entrepreneur Paolo Catania. M. Vézina n’y a vu aucun problème, même s’il affectait à M. Leclerc la surveillance de projets octroyés à M. Catania par la Ville.

À force de répéter qu’il n’y avait pas de problème avec son modèle d’affaires, la procureure de la commission, Claudine Roy, lui a demandé s’il avait une idée de la raison pour laquelle un code d’éthique a été mis en place par la Ville, en 2009. «Non, a-t-il répondu. Il devait y avoir de l’abus, je ne sais pas.»

Gilles Vézina est toujours à l’emploi de la Ville. Il a été suspendu sans solde le 5 novembre dernier.

Démission à la commission
Par ailleurs, le procureur en chef adjoint, Me Claude Chartrand a donné sa démission lundi. «Étant depuis quelques semaines limité à des tâches administratives, le lien de confiance mutuelle et nécessaire est irrémédiablement rompu entre mes supérieurs et moi», a-t-il expliqué dans sa lettre de démission dont Radio-Canada a obtenu une copie.

Rappelons qu’après avoir été nommé procureur en chef par intérim à la suite du départ de Me Sylvain Lussier, c’est Me Sonia LeBel qui a finalement été nommée à la tête de l’équipe des procureurs. De plus, une nouvelle procureure a rejoint l’équipe de la commission, il s’agit de Me Claudine Roy.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version