Montréal

La ligne rose n’est «absolument pas» mise de côté, assure Valérie Plante

Valérie Plante, mairesse de Montréal

La mairesse de Montréal, Valérie Plante

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, ne s’inquiète pas outre-mesure du fait que le terme «ligne rose» ait été retiré de tous les documents officiels de planification 2020-2029 de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM). Son administration dit plutôt miser sur le fond du projet, et non sur sa forme.

«Ce qu’on veut, au final, c’est un mode de transport structurant dans cette axe-là, parce qu’on sait que la densité et les besoins sont là. Ça ne disparaît pas, c’est juste le terme en tant que tel», a-t-elle assuré mercredi, lors d’une mêlée de presse.

Plus tôt, un reportage du Bureau d’enquête du Journal de Montréal affirmait que les mots «ligne rose» ou «mode structurant» avaient été supprimés du Programme des immobilisations 2020-2029 de l’ARTM. Le libellé de l’étude «Pour un mode structurant dans l’axe de la ligne rose» aurait aussi été changé pour l’expression «pour un projet de décongestion de la ligne orange et de la station Berri-UQAM et de la progression de l’offre».

Mme Plante estime que ces changements ne signifient «absolument pas» la fin du projet de la ligne rose.

«Ça fait plusieurs mois qu’avec différents intervenants, je parle d’une ligne de soulagement. La couleur m’importe peu, tant qu’il y a un mode de transport structurant.» -Valérie Plante, mairesse de Montréal

Au-delà des documents administratifs, l’intérêt pour ce genre de changement démontre que «les Montréalais sont attachés» au projet de ligne rose, souligne la chef de Projet Montréal.

En novembre, Métro révélait qu’un après sa création, le bureau de projet de la ligne rose de la Ville de Montréal n’avait réalisé aucun mémoire ni aucun bilan de ses activités. Une situation qui avait été qualifiée de «gaspillage de fonds publics» par deux élus municipaux.

«Toujours à l’étude»

À l’ARTM, le porte-parole Simon Charbonneau appelle à la prudence. Le projet de la ligne rose «est toujours à l’étude», selon lui.

«Les études en cours sur la décongestion de la branche est de la ligne orange servent justement à documenter les besoins et solutions possibles pour y répondre, incluant un mode de transport structurant dans l’axe de la ligne rose», explique-t-il à Métro.

M. Charbonneau affirme que dès le début des études techniques, ce principe avait clairement été identifié «d’emblée». «Notre approche a toujours été de travailler à partir des besoins de mobilité des citoyens pour analyser quelles sont les options possibles. […] Les études ne préjugent pas d’un mode de transport et se penchent d’abord sur les besoins», ajoute le porte-parole.

À ce stade encore «préliminaire» des travaux, le PDI «ne témoigne donc pas des finalités», ni de recommandations ou d’une «quelconque priorisation des projets à l’étude», dit Simon Charbonneau.

Les enjeux d’abord

Joint par Métro, le président de Trajectoire Québec, François Pépin, appelle l’ARTM à bien clarifier les enjeux d’abord.

«L’important, c’est que les problématiques attachées au projet se retrouvent dans le plan stratégique. Ça prend des solutions pour soulager la ligne orange et avoir une meilleure desserte dans l’Est de Montréal et dans Lachine», explique-t-il.

En campagne électorale, dit l’expert, le rôle des élus est de proposer des solutions à la population. «Utiliser le mot ligne rose, métro ou tramway est plus clair. Mais ce n’est qu’après les études techniques que les solutions sont vraiment choisies sur une base objectives», conclut-il.

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