Dans la foulée des coupures budgétaires de 40 M$ exigées par la Ville de Montréal à sa Société de transport (STM) il y a deux semaines, William W. Millar, président de l’American Public Transportation Association (APTA), a livré un vibrant plaidoyer en faveur d’un financement accru du transport collectif, hier.
Selon l’expert américain, qui s’exprimait au Salon international des technologies environnementales Americana, l’essor du transport en commun, particulièrement au sud de la frontière, est nécessaire à la reprise de l’économie et à la réduction de l’empreinte environnementale des États-Unis.
Investissements massifs
Les sommes nécessaires au développement et à la croissance du transport collectif chez nos voisins du sud seront très importantes, prévient William Millar.
L’expert voudrait voir doubler les sommes allouées de 2004 à 2009 pour qu’elles passent à 123 G$ pour la période 2010-2015. M. Millar entend faire des pressions en ce sens auprès du président Barack Obama d’ici le 30 septembre, date à laquelle l’entente sur le financement du transport en commun arrivera à échéance.
Le président de l’APTA a été particulièrement encouragé par les investissements de 8,4 G$ dans le transport collectif et de 9,3 G$ dans le développement de services de trains rapides et réguliers annoncés par le président Obama au cours des dernières semaines.
M. Millar croit cependant que ces sommes ne sont pas suffisantes.
Les améliorations apportées et les investissements annoncés semblent tout de même avoir eu un impact sur la popularité du transport en commun aux États-Unis, qui a connu une hausse d’achalandage de 38 % au cours des 12 dernières années.