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Le PQ veut retirer le Québec du projet de TGV

Paul St-Pierre Plamondon
Paul St-Pierre Plamondon Photo: Josie Desmarais / Métro

S’il est élu cet automne, le Parti québécois (PQ) retirerait le Québec du projet de train à grande vitesse (TGV) prévu entre Toronto et la ville de Québec. Il demanderait aussi que le fédéral lui verse 40 G$.

Le coût estimé du projet de TGV se situe entre 60 G$ et 90 G$ selon Alto, l’entité créée pour gérer le projet. Le PQ, quant à lui, estime que le train coûtera plutôt 200 G$. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, préfère utiliser cet argent pour l’entretien des infrastructures existantes. S’il devient premier ministre, il compte se retirer du projet et demander une compensation financière sans conditions pour la part du Québec du projet, qu’il estime à 40 G$.

«Je ne peux pas justifier aux Québécois que leur argent soit investi dans un projet pharaonique qui aura, selon les études, peu d’impact sur le trafic sur nos routes et qui risque fortement d’être un énorme fiasco financier.»

Le gouvernement fédéral permet aux provinces de se retirer de certains programmes fédéraux, avec compensation financière, s’ils offrent un programme semblable. Le Québec s’est notamment retiré des programmes de prêts et bourses et de congés de maternité.

Or, il s’agit généralement de programmes pancanadiens offerts dans les champs de compétence des provinces, comme l’éducation ou la famille. Le TGV serait une infrastructure de transport interprovinciale; à ce titre, elle relève entièrement du gouvernement fédéral.

Le ministre fédéral des Transports, Stephen MacKinnon, n’a pas immédiatement réagi.

Régler le déficit d’entretien des infrastructures

Le déficit de maintien des actifs du gouvernement québécois se situe à environ 44,8 G$. À cela s’ajoute une somme estimée à 49,7 G$ pour les infrastructures municipales.

Paul St-Pierre Plamondon utiliserait les quelque 40 G$ provenant du retrait du projet de TGV pour régler une partie de ce déficit.

«Les sommes sont tellement immenses qu’on pourrait, à la place, rénover la quasi-totalité de nos infrastructures vétustes: écoles, hôpitaux, routes et infrastructures de transport collectif. […] Près de 40% de nos bâtiments hospitaliers et 60% de nos écoles sont considérés comme vétustes. Nos routes nécessitent maintenant 31 milliards de dollars pour être remises en état», souligne le chef du PQ.

«Le métro de Montréal aura aussi grandement besoin d’être modernisé dans les prochaines années, en plus d’autres projets de transport collectif structurant qui attendent leur financement», ajoute-t-il.

Le cabinet de la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, n’a pas souhaité commenter l’annonce du PQ concernant le TGV.

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