Les professeurs d’éducation de l’Université McGill ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève de cinq jours, après plus d’un an de négociations.
Le scrutin secret, tenu du 23 au 26 juin 2026, a enregistré un taux de participation de 73%, avec 100% des votes en faveur du mandat.
Ce mandat autorise l’exécutif de l’Association mcgilloise des professeur·es d’éducation (AMPE) à déclencher jusqu’à cinq jours de grève.
«Après plus d’un an de négociations, nos membres ont démontré, d’une seule voix, que leur patience a des limites», a déclaré Dennis Wendt, président de l’AMPE. Il reproche à l’administration de McGill de «se traîner les pieds» d’avoir restructuré la faculté de manière à nuire à la capacité de négociation de l’association.
Le syndicat réclame notamment des améliorations significatives des conditions de travail, qu’il juge défavorables par rapport à celles offertes par d’autres universités.
L’AMPE est membre du Conseil fédéré des associations mcgilloises de professeur·es et bibliothécaires (COFAM), qui négocie avec l’Université des conditions de travail communes depuis juillet 2025.
Parmi les revendications figurent un renforcement de la protection de la liberté académique, l’équité en matière de permanence, de nominations et de promotions, ainsi que l’amélioration des conditions de travail et de la sécurité d’emploi du personnel académique contractuel.
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