Plainte pour briseurs de grève contre les épiceries Metro
La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu-CSN ont déposé une plainte formelle contre le Groupe Metro pour utilisation de briseurs de grève.
Le Groupe Metro est propriétaire de la bannière d’épiceries du même nom. Les employés de son siège social et de ses entrepôts de Laval et de Rivière-des-Prairies sont en grève générale illimitée depuis le 30 mars.
Dans sa plainte, la CSN accuse l’entreprise d’avoir eu recours à des briseurs de grève, à des agences de placement et à des sous-traitants pour effectuer le travail de ses 550 employés en grève.
Un rapport du ministère confirme
La plainte, déposée en vertu des articles 3, 12, 109.1 et 109.3 du Code du travail, s’appuie notamment sur le rapport de deux inspectrices du ministère du Travail, rendu le 22 avril dernier. Ce rapport conclut que Metro avait non seulement eu recours à des briseurs de grève, mais avait également outrepassé les mesures d’exception prévues dans le Code du travail, notamment en faisant sortir des produits non périssables à court terme de l’entrepôt de fruits et légumes à l’aide de cette main-d’œuvre de remplacement.
Lors de la visite des inspectrices, des gestionnaires du siège social et des deux entrepôts visés avaient admis avoir embauché de la main-d’œuvre fournie par des agences de placement pour vider l’entrepôt de fruits et légumes de Laval. Ils avaient également reconnu avoir intensifié le recours aux employés des magasins Metro indépendants pour remplacer les chauffeurs de camion de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies.
Quant au Groupe Metro, l’épicier souligne que c’est le Tribunal administratif du travail qui tranchera à savoir si une faute a été commise.
«Depuis le début du conflit, METRO respecte pleinement le Code du travail et met en place des mesures afin de continuer de rencontrer les besoins de notre clientèle partout au Québec dans le respect du cadre juridique applicable. L’entreprise réitère qu’elle agit en conformité avec ses obligations et réfute les allégations selon lesquelles elle aurait recours à des briseurs de grève», écrit l’entreprise dans un communiqué.
Selon l’entreprise, un conciliateur a été nommé et les rencontres ont débuté.
Le syndicat réclame 10 000$
La CSN et le syndicat réclament que le Tribunal ordonne à Metro de cesser immédiatement tout recours à des briseurs de grève. Ils demandent également le versement de 5000$ en dommages moraux et de 5000$ en dommages punitifs.
«Les travailleurs et les travailleuses sont en colère: que Metro utilise des scabs, ça ne passe tout simplement pas. Pendant que Metro bafoue la loi, les avancées demeurent minimes à la table de négociation», a déploré Matthieu Lafontaine, président du syndicat.
Le conflit de travail s’inscrit dans un contexte économique où les profits de l’entreprise ont augmenté plus rapidement que les salaires des employés au cours des dernières années. En six ans, les profits ont grimpé de 39% contre seulement 11% pour les salaires.
Selon la CSN, le salaire d’entrée des syndiqués est d’environ 20$ l’heure.
La convention collective des travailleurs est échue depuis le 19 septembre 2025.
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