Deux syndicats d’Hydro-Québec déclenchent des grèves des heures supplémentaires
Deux syndicats représentant près de 9000 travailleurs d’Hydro-Québec déclencheront des grèves des heures supplémentaires. Ils invoquent deux ans et demi de négociations au point mort sur le renouvellement de leurs conventions collectives respectives, échues depuis le 31 décembre 2023.
Le Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec (SCFP-1500) est le plus important des deux avec plus de 6200 membres. Ses rangs comprennent des monteurs de ligne, des mécaniciens d’appareillage et d’autres travailleurs spécialisés qui assurent le fonctionnement du réseau électrique à travers la province. C’est le plus gros syndicat d’Hydro-Québec.
Son président, Frédéric Savard, justifie le recours à ce moyen de pression par l’inaction de la direction de la société d’État à la table de négociation. «On attend un retour de l’employeur à la suite d’un dépôt fait il y a plus de deux semaines, mais c’est silence radio. À un moment donné, ça prend du sérieux à la table de négociation… et en ce moment, la haute direction n’est pas au rendez-vous», a-t-il déclaré.
Les deux syndicats dénoncent le recours croissant à la sous-traitance chez Hydro-Québec. «Le recours à la sous-traitance augmente… et ça coûte très cher aux Québécois. Pendant ce temps, on perd une expertise essentielle à l’interne», a soutenu Frédéric Savard.
Le SCFP-1500 estime également que le recours excessif aux heures supplémentaires reflète des lacunes dans la planification et l’organisation du travail au sein de la société d’État.
Le Syndicat des technologues d’Hydro-Québec (SCFP-957), qui représente plus de 2 700 membres, a lui aussi déposé un avis de grève des heures supplémentaires.
Les deux syndicats affirment qu’ils ne souhaitent pas tenir la population en otage avec leurs grèves des heures supplémentaires.
Des ententes sur les services essentiels seront conclues conformément aux exigences du Tribunal administratif du travail, afin d’assurer la protection de la santé et de la sécurité de la population.
Du côté d’Hydro-Québec, on assure que les services essentiels seront maintenus. On ajoute aussi que les embauches à l’interne sont en augmentation.
«Nous faisons parfois recours à des entrepreneurs québécois dont la plupart des employés sont affiliés à un syndicat lors de pannes majeures pour maximiser le délai de rétablissement ou encore pour accélérer des travaux de maintenance», ajoute Louis-Olivier Batty, porte-parole de la société d’État.
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