Les enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont démantelé à Montréal un laboratoire clandestin capable de produire de faux documents d’une qualité telle qu’ils pouvaient passer pour authentiques. Plus de 250 objets servant à faire des passeports et autres documents officiels ont été saisis.
L’opération a été menée le 8 juillet dernier par le Service des enquêtes sur les crimes économiques et la cybercriminalité (SECÉC), indique la SQ.
Un individu a été arrêté puis libéré sous sommation. Il pourrait faire face à des accusations de fabrication de faux, d’emploi ou de trafic d’un document contrefait, d’infractions liées aux pièces d’identité et de recyclage des produits de la criminalité.
Passeports, permis de conduire et autres
Les perquisitions de la SQ ont permis de mettre la main sur plus de 250 items servant à la production de faux. Parmi le lot, on note des couvertures de passeports canadiens et français, des canevas de cartes bancaires, des lamineuses et des imprimantes. Trois véhicules ont également été saisis.
«Les équipements saisis sont très sophistiqués, permettant la fabrication de documents de grande qualité», a précisé la capitaine Marie-Hélène Poulin, responsable du SECÉC.
Selon elle, le laboratoire pouvait fabriquer une véritable panoplie de documents. Les fraudeurs pouvaient imiter des passeports complets du Canada, de la France, de la Suisse, de la République tchèque et de l’Italie. Ils pouvaient aussi créer de faux permis de conduire de sept provinces et de la Floride, de faux certificats de naissance de trois provinces, de faux permis d’acquisition d’arme à feu ainsi que de fausses cartes d’assurance maladie du Québec.
Au-delà des équipements, les policiers cherchent aussi à récupérer l’argent lié à l’entreprise criminelle. Des démarches sont en cours pour saisir des sommes importantes déposées dans un compte bancaire. Deux des trois véhicules ont été saisis à titre de produits de la criminalité.
L’opération a été réalisée en collaboration avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) et le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale.
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