Les employés syndiqués de l’usine de Novabus, à Saint-François-du-Lac, ont voté à 98 % en faveur d’un débrayage, samedi. La grève ne semble toutefois pas imminente pour le moment. La partie patronale et le syndicat se sont entendus vendredi pour demander l’apport d’un conciliateur afin de faire progresser les négociations, qui achoppent sur la question des salaires, des congés fériés, des horaires de travail et des vacances. «Nous sommes toujours prêts à négocier, a indiqué Daniel Saint-Louis, le négociateur syndical des TCA-Québec. Nous n’avons pas envoyé d’avis de grève.»
Rupture
Le syndicat et l’employeur ont amorcé leurs négociations en janvier. Certains points litigieux ont été réglés, mais les dernières offres patronales ont choqué les syndiqués. «L’entreprise va bien, les carnets de commandes sont pleins et l’employeur est au courant de nos demandes, a résumé M. Saint-Louis. Il n’y a aucune raison pour que les offres monétaires soient aussi loin de ce à quoi on s’attendait.»
L’usine de Novabus à Saint-François-du-Lac est responsable de la fabrication des structures des autobus assemblés à Saint-Eustache et à Plattsburgh. Une grève pourrait ralentir la fabrication des quelque 410 autobus à plancher surbaissé commandés par la Société de transport de Montréal (STM) à Novabus l’année dernière.