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Montréal

Le centre Empress menacé

Le Centre culturel Empress vient de recevoir le premier versement d’une aide non renouvelable de 62 100 $ du conseil d’arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce. Un coup de pouce qui ne suffira sans doute pas à rénover les 32 000 pi2 du bâtiment Art déco situé au 5560, rue Sherbrooke Ouest. À l’heure actuelle, 12 M$ et une poignée de bonne volonté des responsables culturels gouvernementaux sont nécessaires à sa réouverture.

Porté par d’irréductibles citoyens menés par Peter Mc Auslan, propriétaire des microbrasseries Mc Auslan, le «Projet Empress» vise à créer un centre multifonctionnel des arts visuels et des arts de la scène. Grâce à l’installation d’un théâtre de 350 places, d’un théâtre expérimental de style «boîte noire» de 125 places, d’un cabaret de 50 places, de studios et de salles de répétition, le centre proposerait une programmation bilingue au lieu de se cantonner à un microcosme anglophone.

 Selon Christiane Loiselle, coordinatrice de projets, il faut de toute urgence reconstruire les deux salles de projection et voir à ce que les systèmes d’électricité et de chauffage. Une fois réaménagé, le centre pourra accueillir en résidence deux troupes professionnelles, Geordie Productions et Black Theatre Workshop, et ainsi générer ses premiers revenus.

Soucieux de prendre part au projet, l’arrondissement lui a accordé, en 2008, une enveloppe d’environ 200 000 $, ce qui a permis la réfection du toit. À présent, l’Empress a besoin de partenaires financiers solides, privés comme publics. «Quand on parle du projet avec nos partenaires (responsables culturels, NDLR), tout le monde veut que ça se réalise, mais personne ne veut donner un sou», confie Mme Loiselle.

Depuis les récentes réductions budgétaires, les conditions d’octroi de subventions d’Ottawa se sont beaucoup resserrées. «Le fédéral nous a donné six mois pour d’abord convaincre Québec, qui a mis un an à nous répondre. De son côté, effrayée par l’ampleur du montant, la Ville remet toujours le projet à plus tard», conclut la coordinatrice.

Un peu d’histoire

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