Montréal

Circulation restreinte sur le pont Mercier dès le 29 décembre

Les quelque 3 000 camionneurs qui circulent quotidiennement sur le pont Mercier en direction sud devront s’habituer à de nouveaux trajets à compter du 29 décembre, alors que les camions de plus de 4 500 kg y seront interdits. Une inspection menée par des ingénieurs du ministère des Transports du Québec (MTQ) a révélé que les garde-fous présentaient des signes de faiblesse. Les ingénieurs ont indiqué qu’ils ne pouvaient pas garantir la solidité des garde-fous en cas d’impact.

Le MTQ installera d’ici le 29 décembre des murets de béton pour sécuriser les glissières. Le poids ajouté par ces murets force le ministère à interdire la présence de camions lourds sur le pont. La vitesse de la circulation sera aussi réduite, passant de 70 km/h à 50 km/h. «Les autocars, les véhicules d’urgence, les camions de déneigement et les voitures pourront continuer de circuler sur le pont, a précisé Mario Saint-Pierre, porte-parole du MTQ. Il faut aussi savoir que le pont est sécuritaire. S’il ne l’était pas, nous l’aurions fermé. Nous n’avons aucune gêne à fermer un pont qui n’est pas sécuritaire.»

La restriction imposée aux camions forcera les camionneurs à utiliser le pont Champlain ou le pont Monseigneur-Langlois, à Valleyfield. «L’impact est énorme, a affirmé le président-directeur général de l’Association du camionnage du Québec, Marc Cadieux. Tout d’abord, ça implique que les camions se rabattent sur le pont Champlain, qui est déjà très achalandé. C’est sûr que ça créera de la congestion. De plus, ça créera des temps d’attente pour les compagnies de transport et leurs clients. Dépendamment de la durée de l’interdiction, on peut parler de pertes qui approchent le million de dollars.»

Le ministère des Transports et l’Association du camionnage tentent de trouver une solution au problème qui pourrait permettre aux camions de continuer d’utiliser le pont Mercier vers le sud. Le MTQ n’a pas souhaité préciser les options envisagées, mais l’Association du camionnage a indiqué avoir demandé que soient considérés le renforcement des garde-fous par l’ajout de barres d’acier, plutôt que par des murets de béton. Cette solution ne semblait toutefois pas plaire au MTQ, qui a indiqué que les travaux de remplacement des garde-fous nécessiteront de toute façon l’installation de murets de béton.

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