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Montréal

Les défis de la lutte à la violence conjugale

En 2008, 17 321 infractions contre la personne ont été commises dans un contexte conjugal au Québec, selon un rapport du ministère de la Sécurité publique. Ces infractions ne représenteraient qu’entre 28 % et 37 % des situations de violence conjugale réellement vécues. Et bien que le nombre de plaintes reçues se soit stabilisé depuis cinq ou six ans, rien n’indique que la situation se résorbe.

Devant ce triste constat, l’association À cÅ“ur d’homme, qui regroupe 25 organismes Å“uvrant auprès d’hommes en situation de violence, a décidé de récidiver avec une deuxième campagne de sensibilisation aux comportements violents en contexte conjugal et familial, qui a été dévoilée mardi. Cette campagne, dotée d’un budget de 45 000 $, cible les hommes âgés de 25 à 45 ans qui sont en processus de rupture ou qui vivent une situation conjugale difficile. À cÅ“ur d’homme espère pousser les hommes enclins à la violence à demander de l’aide avant qu’il ne soit trop tard.

La première campagne de sensibilisation remonte à 2007. Une étude réalisée en 2007-2008 avait révélé que les organismes d’aide ne venaient en appui qu’à 9 % des hommes en situation de violence, soit quelque 3 000 personnes. «La pénétration est faible, a admis le président d’À cÅ“ur d’homme, Daniel Blanchette. Il nous manque de l’argent pour offrir plus de services, pour nous faire connaître davantage et pour faire des campagnes de sensibilisation plus régulièrement qu’aux trois ans.»

Les 25 organismes qui forment l’association se partagent présentement un budget annuel de 5,4 M$. À cÅ“ur d’homme estime avoir besoin de 19 M$ pour atteindre son objectif d’un taux de pénétration de 30 %. «En rejoignant 30 % des hommes en situation de violence conjugale, on estime qu’on aurait un impact significatif sur l’ampleur de la problématique de la violence conjugale», a affirmé M. Blanchette.

D’ici là, plusieurs des organismes, principalement dans les grands centres, devront continuer de gérer des listes d’attentes qui, trop souvent, forcent les hommes qui ont demandé de l’aide à patienter des mois durant avant d’être pris en charge.

Campagne multiplateforme

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