Montréal

Moisissures à l'école Saint-Gérard: la CSDM s'explique

Les problèmes de moisissure de l’école Saint-Gérard auraient pu être détectés plus tôt. La présence de poussière due aux travaux de réfection a toutefois induit la Commission scolaire de Montréal (CSDM) en erreur.

Après avoir rencontré les parents des élèves le 10 janvier, la CSDM a annoncé mercredi que l’école de Saint-Gérard fermera ses portes pour une période pouvant aller jusqu’à 24 mois.

Des moisissures ont causé des problèmes de santé aux enfants et aux enseignants, comme l’irritation des yeux, de l’asthme et des nausées.

Il s’agit de la cinquième école de la CSDM a être confrontée à cette situation en un an et demie. Le cas de l’école Saint-Gérard reste particulier puisqu’un dégât d’eau avait été constaté en novembre 2010. Les travaux de réfection ont alors confondu la CSDM qui attribuait les symptômes des moisissures à la poussière du chantier.

Des retards dans les réparations, attribuables à l’entrepreneur, ont ensuite repoussé l’évaluation de la qualité de l’air prévu aux termes des travaux. Cette longue période a fini par exaspérer et inquiéter les parents et le personnel.

La direction de la Santé publique (DSP) a donc été alertée le 6 décembre 2011 et a confirmé la présence de champignons le 5 janvier. « Quand on a vu ces résultats préoccupants, on n’a pas hésité à prendre action », insiste Mme de Courcy, présidente de la CSDM.

Selon la DSP, la moisissure est antérieure au dégât d’eau et serait due à une infiltration d’eau. La DSP croit que les travaux de réparation ont libéré les spores de moisissures déjà présentes.

«L’expérience de Saint-Gérard nous indique que dans c’est cas là, il faut faire des tests plus élaborés pour identifier s’il y a de la moisissure», a reconnu Mme de Courcy.

Interpelée à savoir s’il y avait eu de la négligence dans l’entretien des écoles dont la moyenne d’âge est de 65 ans, Mme de Courcy a préféré le terme «déficit dans l’entretien préventif depuis de très nombreuses années». Elle ajoute que depuis 5 ans la CSDM tente de rattraper ce retard.

En décembre, la CSDM annonçait qu’elle comptait évaluer la qualité de l’air de l’ensemble de ses 200 écoles. À la suite de l’expérience de l’école Saint-Gérard, trois critères dans le choix des écoles à évaluer en priorité ont été établis, soit s’il y a eut de récents travaux de maçonnerie, des dégâts d’eau dans les entretoits ou des infiltrations d’eau dans les sous-sols.

Les 424 élèves de Saint Gérard seront relocalisés dès aujourd’hui au Cegep d’Ahuntsic, jusqu’au 20 janvier. D’ici là, la CSDM trouvera de nouvelles salles de classe.

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