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Montréal

Déneigement: «Il faut mieux nous outiller pour affronter la collusion», dit Chantal Rouleau

Les suites de la tempête de verglas du début de janvier.

La mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, s’est dite «troublée» de lire les témoignages rendus dans le rapport sur le déneigement du Bureau de l’inspecteur général (BIG) de Montréal dans lequel on conclut que «différents stratagèmes de nature collusoire et des tentatives de contrôle du marché» existent bel et bien dans l’industrie du déneigement.

La mairesse, qui salue le travail de l’inspecteur, admet qu’il y a «des situations à corriger» en ce qui concerne l’octroi de contrats de déneigement à l’arrondissement.

«Ce rapport met en lumière plusieurs défaillances qui existent depuis plusieurs années à Montréal et prouve que nous avons besoin d’être mieux outillés afin de contrer toute forme de collusion sur notre territoire», dit-elle.

Selon le rapport, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT) fait partie des arrondissements dans lesquels des entrepreneurs obtiennent, année après année, des contrats de déneigement «clés en main» d’un même secteur.

Questionnée sur la possibilité d’avoir été victime de stratagèmes de collusion de la part des entrepreneurs, la mairesse Rouleau s’est montrée plutôt prudente.

«Nous allons faire des vérifications dans ce sens, mais je peux déjà dire qu’en ce qui concerne le nombre de soumissionnaires, nous aimerions qu’il y en ait davantage, dit-elle. Lors du dernier contrat que nous avons octroyé, 27 entreprises ont pris les cahiers de charge et seulement 9 ont soumissionné à la fin du processus. C’est le tiers, nous aimerions qu’il y en ait plus.»

L’élue ajoute que la règle du plus bas soumissionnaire devrait être également réévaluée.

«Nous avons peu de contrôle à ce niveau, alors je suis convaincue qu’il y aurait des choses à revoir et retravailler avec cette règle afin de de restreindre les risques de collusion», commente Mme Rouleau.

Elle s’est montrée ouverte à ce que la ville-centre ait pleine compétence à l’égard de l’activité de déneigement, à condition que les particularités de chaque territoire soient prises en considération.

«Je suis pour l’uniformisation des devis et même le fait que l’appel d’offres et l’octroi soient fait par Montréal, mais il ne faut pas oublier que chaque arrondissement a des exigences particulières», dit-elle.

«On surveille de très près»
L’élue, en place depuis 2010, soutient qu’une surveillance importante est tout de même déjà mise en place par son administration.

«Nous avons un système de dépôt électronique anonyme, nous avons fait une révision au niveau des cahiers de charge et des instructions aux entrepreneurs. Nous n’octroyons pas nos contrats à n’importe qui, nous nous assurons qu’il y ait une expertise et les équipements nécessaires pour faire le travail», confie la mairesse.

Elle ajoute qu’elle prendra compte des recommandations du Bureau de l’inspecteur général et veillera à ce que ces dernières soient appliquées par son administration.

«Nous avons déjà emboîté le pas contre la collusion, nous allons tout simplement être outillés pour mieux le faire», conclut-elle.

À RDP-PAT, 37,5 % du déneigement, ainsi que 100 % du transport de neige, sont effectués par le secteur privé.

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