Montréal

Prolongement de la ligne bleue: 60 M$ pour des études

Bien qu’aucune date n’ait encore été établie pour une éventuelle première pelletée de terre, le gouvernement du Québec a déjà investi plus de 60 M$ pour différentes études sur le prolongement de la ligne bleue.

En décembre dernier, l’AMT a remis un dossier d’opportunité présentant des études générales du projet, dont de mise en œuvre et d’analyse de risques. Celui-ci a coûté 38,8 M$, montant qui s’ajoute aux 22,3 M$ investis dans la rédaction du dossier de présentation stratégique.

«Le projet avance bien. Nous devons bien faire les choses», indique Fanny Clément St-Pierre, de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), qui chapeaute le projet.

Si le ministère des Transports du Québec autorise le projet, l’AMT pourra aller de l’avant avec l’élaboration d’études plus précises et détaillées menant à la création d’un projet d’affaires.

«Ce dossier d’affaires peut prendre plusieurs mois à plus d’une année à confectionner. Nous sommes encore au processus général, avant l’élaboration des plans et devis», explique Mme Clément St-Pierre.

En 2016, l’AMT recevra 1,07 M$ pour l’élaboration d’un dossier d’affaires.

Urgence d’agir
Le prolongement de la ligne bleue est sur la table à dessin depuis longtemps. Déjà, en l’an 2000, l’AMT avait fait des études dans ce dossier. Il aura fallu attendre neuf ans pour la création d’un bureau de projet et cinq autres pour la constitution d’une réserve foncière.

Malgré les coûts déjà engendrés et les délais qui s’allongent, plusieurs sont sûrs de voir le projet se concrétiser.

«Le projet est toujours une priorité pour le gouvernement du Québec. Nous prenons notre temps afin d’éviter des dépassements de coût phénoménal ou des problèmes dans les travaux», indique la députée de Jeanne-Mance–Viger, Filomena Rotiroti.

«Tous les grands projets ont un niveau de complexité élevé. Même si les chiffres sont astronomiques, le projet est évalué à plus d’un milliard de dollars, ils sont réalistes. Il faut continuer dans la rigueur, car ce projet est essentiel pour le développement de l’Est», ajoute François Pépin, président du conseil d’administration de Transport 2000.

Malgré tout, les intervenants considèrent qu’il est important d’agir rapidement dans ce dossier, notamment afin de profiter du plan fédéral d’investissements dans les infrastructures.

«Ce prolongement est essentiel pour le développement du territoire et la mobilité de la population. La communauté de l’est de Montréal doit bénéficier d’une meilleure offre de transport en commun et mérite que ce projet se réalise promptement», déclare Isabelle Foisy, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’est de Montréal.

«Nous ne savons pas quand cette opportunité va revenir, alors il faudrait commencer les travaux le plus tôt possible», poursuit le conseiller Dominic Perri.

Selon les élus, le prolongement de la ligne bleue serait autant bénéfique pour le développement durable, économique et environnemental du secteur.

Selon La Presse, le coût du projet dépasserait les 3,5 G$. Toutefois, l’AMT n’a pas voulu confirmer ni infirmer ces chiffres.

Grandes étapes du projet:

Quelques études
Voici une liste partielle du type d’études effectuées par le Bureau de projet dans le dossier du prolongement de la ligne bleue:

Les «futures» stations
Le prolongement de la ligne bleue vers Anjou compterait cinq nouvelles stations à l’est du terminus Saint-Michel:

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