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Les employés d’entretien de la STM approuvent l’entente

Un autobus récent et un autobus vintage de la STM.
Photo: Josie Desmarais / Métro

Les employés d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) ont voté à 86% en faveur de l’entente recommandée par le médiateur, mettant ainsi un terme à une négociation de plus de deux ans. Cette décision marque la fin d’une période de tensions entre le syndicat et l’employeur, qui a mené à deux grèves générales et une grève du temps supplémentaire.

La recommandation du médiateur, soumise le 24 mars dernier, prévoit une augmentation salariale de 17,5% sur cinq ans pour le groupe des métiers et de 16% pour le groupe de soutien. Elle inclut également une bonification du système de cumul et de reprise de temps, ainsi qu’une amélioration du processus de grief et d’arbitrage.

Le syndicat affirme avoir évité la majorité des «reculs» demandés par la STM, notamment en ce qui concerne la sous-traitance.

«Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette négociation n’a pas été de tout repos. Notre mobilisation a permis de freiner bien des demandes de recul dans nos conditions de travail. Nous avons été confrontés à la fermeture de l’employeur et au désintérêt du gouvernement envers le transport collectif tout au long de la négociation. On doit maintenant poursuivre la bataille pour l’avenir du transport collectif», explique le président du Syndicat du transport de Montréal-CSN, Bruno Jeannotte.

Pour sa part, Marie-Claude Léonard, directrice générale de la STM, s’est réjouie de la fin des négociations.

«Nous avons fait le choix de prioriser une entente négociée qui est toujours préférable pour préserver les bonnes relations de travail. Je salue les efforts communs des deux parties de respecter le cadre financier grâce à des compromis de toutes parts», dit-elle.

Quatres conventions signées, deux à négocier

Avec l’entérinement de l’entente avec les employés de l’entretien, la STM a enfin renouvelé l’ensemble des conventions collectives qui étaient échues depuis 2024 et 2025. Les syndicats du personnel administratif, des professionnels, ainsi que des chauffeurs, opérateurs de métro et agents de station ont tous ratifié leurs nouvelles conventions lors d’assemblées générales tenues ces derniers mois.

Deux autres groupes d’employés, soit la Fraternité des constables et agents de la paix et le syndicat représentant les commis de bureau, sont sans convention collective depuis janvier 2026. Les négociations pour ces groupes ont débuté en 2025 et se poursuivent actuellement.

Ces deux négociations devraient avoir un impact limité sur les services de la STM. Les commis de bureau n’ont pas d’impact direct sur les opérations quotidiennes du métro et des autobus. Quant aux constables spéciaux, à titre d’agents de la paix, ils n’ont pas le droit de faire la grève.

Appel à un financement accru du transport collectif

À l’approche des élections, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) appelle les partis politiques à s’engager pour un financement accru du transport collectif. La campagne «Faire front pour le Québec» continue de revendiquer des actions concrètes pour une transition juste. Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), a souligné l’urgence de rehausser le financement, notant que plus de la moitié des stations de métro sont en mauvais état.

Caroline Senneville, présidente de la CSN, a critiqué le gouvernement caquiste pour son rôle dans la prolongation des négociations, notamment en menaçant d’utiliser la Loi 14. Elle a appelé à un engagement politique pour améliorer le financement du transport interurbain et du transport en commun des villes.

L’entrée en vigueur de la Loi 14 a changé le ton des négociations. Les chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro ont annulé une grève de deux jours prévue en novembre et les employés de l’entretien ont écourté leur propre grève.

Le Québec demeure la seule province n’ayant pas encore signé d’entente avec le gouvernement fédéral pour de nouvelles sommes en transport en commun. Le gouvernement provincial pourrait aller chercher quelque 5 milliards de dollars.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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