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Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Opération nids-de-poule sur les rues Ontario et Sainte-Catherine

Même si l’hiver n’est toujours pas terminé, les opérations de colmatage des nids-de-poule sont déjà amorcées dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM). Les conditions météorologiques de gel et de dégel des dernières semaines ont accéléré la formation de trous.

Vendredi, l’équipe du contremaître Richard Simard prévoyait repaver les grandes crevasses de la rue Sainte-Catherine, entre la rue Sicard et le boulevard Notre-Dame.

Selon ses calculs, pas moins de 30 tonnes d’asphalte sont nécessaires pour les réparations de ce tronçon.

«On met de la colasse, qui lie l’ancien asphalte et le nouvel. Ça va tenir plus longtemps que si on bouchait seulement les trous. Ceux que j’ai faits l’an dernier tiennent encore», indique le contremaître.

Une équipe était aussi au travail sur la rue Ontario vendredi, entre les rues Jeanne d’Arc et Pie-IX.

Dans les prochaines semaines, lorsque la température sera plus clémente, jusqu’à six équipes pourraient être affectées au colmatage pour couvrir les 313 km de rues de l’arrondissement.

Conditions
En condition hivernale, avec une chaussée détrempée et de l’asphalte froid, les opérations de colmatage sont moins efficaces, admet Pierre Morissette, directeur des travaux publics à l’arrondissement de MHM.

«Mais nous intervenons pour des questions de sécurité, en attendant des conditions climatiques plus propices pour des opérations de plus grande envergure. Les résultats sont meilleurs avec de l’asphalte chaud et des conditions climatiques favorables (chaleur et temps sec).»

Le budget consacré à ces interventions est de plus de 450 000 $ annuellement, ce qui ne comprend pas les investissements du programme de réfection routière qui se chiffre à plusieurs milliers de dollars.

Le nombre de plaintes en baisse
Difficile de dire avec exactitude si l’on assiste à une augmentation ou une diminution du nombre de nids-de-poule. Ce qui est sûr toutefois, c’est que les artères vieillissent, que les conduites d’aqueduc prennent également de l’âge et que lorsqu’une fuite survient cela affecte inévitablement l’état de la chaussée.

Malgré tout, le nombre de plaintes est en baisse au cours des dernières années. Le nombre de requêtes a diminué du tiers en 2015, avec 766 demandes, par rapport à l’année précédente (1185).

La tendance se maintient jusqu’à présent avec une légère baisse.

Chez CAA, on indique que les dommages les plus fréquents sur les véhicules sont causés aux pneus et aux roues. «Les réparations tournent autour de 300 $. Mais si la suspension est touchée, cela peut aller jusqu’à 1000 $», explique Anne-Sophie Hamel, porte-parole.

Elle conseille aux automobilistes de ne jamais freiner dans un nid-de-poule, d’éviter de zigzaguer et de laisser une distance suffisante avec le véhicule précédent pour se laisser le temps de réagir.

Colmatage mécanisé
La semaine dernière, la ville-centre a voté un nouveau contrat de 9,5 M$ pour trois ans pour la location de 10  machines spécialisées.

Par ailleurs, les machines, équipées d’un GPS pour géolocaliser les nids-de-poule, pourront les comptabiliser rapidement. Il sera également possible de cartographier leur concentration sur certains tronçons de rue, et donc de vérifier plus facilement la qualité du colmatage et sa durabilité.

En collaboration avec Steve Caron et Stéphanie Maunay

Nombre de requêtes
Le nombre de requêtes citoyennes au sujet des nids-de-poule est en baisse dans les dernières années dans l’arrondissement.

En 2014: 1185

En 2015: 766

En 2016: 120 jusqu’à présent (142 pour la même période en 2015)

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