Montréal

Montréal achètera 42 véhicules électriques en deux ans

Voiture Leaf

Quarante-deux voitures 100% électriques seront acquises au cours des deux prochaines années par la Ville de Montréal. Celle-ci a ratifié mercredi une première entente-cadre pour ce type de véhicule.

C’est le concessionnaire automobile Cité Nissan Gabriel qui a remporté le contrat, dont le coût atteint 1,8M$M$. Il devra fournir des voitures Leaf SV 2016 ou 2017 de couleur blanche, qui ont une autonomie d’environ 170km, en plus des stations de recharge murale. Si la Ville juge que ses besoins le justifient, le contrat pourrait être prolongé d’une année.

«Avant, on achetait les véhicules à la pièce, a rapporté mercredi le responsable des transports de la Ville, Aref Salem. Avec cette première-entente cadre, nous mettons à la disposition de tous les services de la Ville, incluant les arrondissements, 42 véhicules électriques au minimum.»

M. Salem a donné l’exemple des inspecteurs municipaux, qui pourraient se déplacer dans ces véhicules dans le cadre de leur fonction.

À ce jour, plus d’une vingtaine de voitures électriques font partie de la flotte des véhicules municipaux de la métropole. Cette proportion est appelée à augmenter de façon importante, d’après la responsable de la stratégie d’électrification des transports de la Ville de Montréal, Elsie Lefebvre. «L’objectif, c’est que la Ville de Montréal ait un visage électrique presqu’en totalité, a-t-elle dit. Évidemment, il y aura toujours des besoins municipaux qui vont exiger des véhicules à propulsion non-électrique.»

Un portrait de la flotte des véhicules municipaux est en train d’être dressé par la Ville, ce qui va lui permettre ultérieurement de convenir de nouvelles ententes-cadres pour d’autres types de véhicules. La politique du matériel roulant, qui contiendra des objectifs à propos de la quantité de véhicules électriques que souhaite détenir la Ville, sera également renouvelée prochainement.

En faisant l’acquisition de plusieurs véhicules électriques, la Ville veut mesurer leur impact sur ses émissions de gaz à effet de serre (GES) – elle souhaite de réduire ses émissions de 30% d’ici 2020 par rapport au niveau de 1990 –, en plus de quantifier les économies en essence et sur l’entretien qu’elle sera en mesure de réaliser.

Pour Charles Séguin, professeur du département de sciences économiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), les véhicules électriques conviennent davantage au milieu urbain, comme Montréal, et s’ils sont achetés en grand nombre, cela permet de mieux rentabiliser les coûts liés à l’installation des dispositifs de recharge et à l’entretien.

«Le désavantage du VE, c’est qu’il est cher à l’acquisition, a expliqué le professeur. Après cela, à l’utilisation, il est moins cher. Plus on l’utilise, plus on gagne par rapport à une voiture à essence.»

«La technologie semble évoluer rapidement, a ajouté M. Séguin. Donc, le dilemme, c’est de se dire qu’on peut en acheter maintenant, mais peut-être que dans quelques années, les voitures électriques seront meilleures et à meilleur coût. Est-ce que ça ne vaut pas la peine d’attendre? C’est une question à laquelle la Ville doit réfléchir.»

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