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Implication des partis fédéraux au Québec

Fannie Olivier - La Presse Canadienne

OTTAWA – Le Bloc québécois et certains députés libéraux fédéraux seront prompts à rouler leurs manches pour donner un coup de pouce à leurs formations politiques soeurs au provincial, plongées en campagne électorale estivale. Pendant ce temps, les néo-démocrates tenteront de leur côté de se faire aussi transparents que possible.

À quelques heures du déclenchement d’élections générales par le premier ministre québécois Jean Charest, le député libéral manitobain Kevin Lamoureux a confié s’attendre à ce que ses collègues québécois s’investissent dans la campagne électorale.

«Je soupçonne que les députés libéraux s’engageront probablement d’une manière ou d’une autre, et j’approuve cela», a-t-il indiqué en point de presse.

Ce sera vrai pour Justin Trudeau, qui prêtera volontiers main forte au candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) et actuel député du secteur, Gerry Sklavounos. L’adjoint du député de Papineau, Louis-Alexandre Lanthier, a indiqué que M. Trudeau pourrait par exemple participer à des événements conjoints si son homologue provincial en exprimait le désir.

«C’est sûr qu’on va probablement s’impliquer un peu, on a toujours un bonne relation avec le député de notre coin», a noté M. Lanthier.

À contrario, le député Marc Garneau croit qu’il serait mal venu d’inciter ses électeurs à voter d’un côté ou de l’autre. S’il se dit personnellement plus près de la formation de Jean Charest, il n’entend pas s’impliquer de façon spéciale.

«Ce n’est pas à moi d’ouvrir la bouche et de parler pour un parti provincial. Ce sont eux qui font l’élection, c’est à eux de décider de leur stratégie, de leurs politiques et de mener leur campagne», a souligné le député de Westmount—Ville-Marie.

Le Parti québécois de Pauline Marois pourra pour sa part compter sur l’appui indéfectible du Bloc québécois, a indiqué son chef Daniel Paillé.

«Chacun des députés est invité à faire l’effort qu’il veut, l’effort qu’il peut pour appuyer les candidats dans leur circonscription», a-t-il indiqué, rappelant du même souffle que les moyens du Bloc étaient désormais modestes. Le parti n’a réussi à faire élire que quatre députés au dernier scrutin fédéral et la machine est conséquemment amputée.

«C’est une opération d’appui de militants, puisque le Bloc a des moyens limités.»

NPD et PCC neutres

Au Nouveau Parti démocratique (NPD), on marche sur des oeufs quand le sujet de la campagne québécoise est évoqué. D’une part, il n’existe pas de NPD provincial à encourager comme il en existe ailleurs au Canada. De l’autre, les formations québécoises les plus à gauche sont officiellement souverainistes.

Députés et personnel néo-démocrates passeront donc leur tour et éviteront de se mêler de politique provinciale cet été. Ce sera vrai également pour Alexandre Boulerice, ex-membre actif de Québec solidaire, qui a dû par le passé faire fasse aux critiques de ses adversaires pour son ancienne affiliation à un parti souverainiste.

«Mon rôle en tant que député néo-démocrate est de continuer la bataille contre les politiques rétrogrades et dangereuses du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Notre énergie et notre attention sont entièrement consacrées à notre rôle d’opposition officielle», a écrit M. Boulerice dans un courriel.

Des représentants du Parti conservateur ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas commenter les élections provinciales. «C’est un choix pour les Québécois», a écrit Julie Vaux, du bureau du premier ministre.

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