Seuls Québec solidaire (QS) et le Parti vert (PVQ) ont une stratégie adéquate en ce qui concerne l’étiquetage des OGM, estime le groupe Vigilance OGM.
Un questionnaire envoyé aux partis a permis à l’organisme d’accorder une note sur dix. QS a obtenu la meilleure note (8), suivi du PVQ (7), du PQ (5), de ON (3), de la CAQ (2) et du PLQ (1).
« L’arrivée très récente du maïs sucré OGM dans nos épiceries et l’apparition potentielle de la pomme OGM dans nos vergers commandent que nous remettions les préoccupations concernant les OGM dans les priorités des partis politiques », affirme Christine Gingras, présidente de Vigilance OGM.
Au début de son mandat, il y a neuf ans, le Parti libéral du Québec promettait de rendre l’étiquetage des OGM obligatoire. Cette promesse est toujours non respectée et rien n’est dans le programme du PLQ.
Le PQ a perdu des points puisqu’il croit que l’«étiquetage doit se faire en collaboration avec les autres marchés qui nous entourent, notamment le Canada et les États-Unis».
La CAQ quant à elle, reste floue sur les façons de mettre en place l’étiquetage.
«Le droit de savoir s’il y a des OGM dans nos assiettes, revendiqué par plus de 90 % de la population, n’est pas un caprice des consommateurs» estime Charles Tanguay, de l’Union des consommateurs.