La fondation littéraire Métropolis Bleu lançait hier le quatrième volet de sa plateforme web à vocation sociale. Au suicide, à l’intimidation à l’école et à l’anorexie s’ajoute désormais le thème de l’homophobie. Métro s’est entretenu avec William St-Hilaire, PDG et directrice artistique de la fondation.
En quoi consiste cette plateforme?
Il s’agit d’un site internet ouvert aux jeunes, mais aussi à leurs parents, qui permet à travers la littérature et l’écriture d’aborder différents problèmes de société. Sur la page liée à l’homophobie, on peut, par exemple, écouter le scénariste et dramaturge Michel Marc Bouchard parler de la place de l’homosexualité dans plusieurs de ses œuvres.
Il y a aussi notamment trois consignes d’écriture liées à trois livres qui traitent de la thématique. Par exemple, notre comité de lecture suggère de lire J’envie ceux qui sont dans ton cœur, de Marie Desplechin, qui parle notamment de l’amour entre femmes. Après avoir fourni un extrait du livre, on suggère trois consignes d’écriture en lien avec le livre.
La citation la plus percutante qui ait été écrite sur le sujet, selon vous?
On a retenu celle de François de La Rochefoucauld : «Nous gagnerions plus à nous laisser voir tels que nous sommes, qu’à essayer de paraître ce que nous ne sommes pas.» Quatre siècles plus tard, elle est toujours aussi actuelle.
Quel bilan tirez-vous de la mise en ligne des volets précédents?
Les mots ont un grand pouvoir, ils permettent de nommer les émotions. On envisage de rendre le site bidirectionnel. Cela nous permettrait de recevoir un exemplaire des essais publiés dans le cadre des ateliers d’écriture. Les meilleurs écrits pourraient être publiés sur l’internet. Et si certains travaux nous inquiètent par leur contenu, on les fera suivre à Tel-jeunes, à Gai Écoute ou à d’autres partenaires appropriés.
