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Vers une récession économique en 2023?

Lors de sa présentation sur la mise à jour économique du Québec, le ministre des Finances, Eric Girard, a évoqué la possibilité d’une récession économique en 2023 dans la province. Ainsi, deux scénarios économiques possibles, plutôt qu’un, ont été présentés par le gouvernement: un scénario de base où la croissance économique est normale, et un scénario alternatif où l’économie est caractérisée par une récession.

Un scénario évitable

La récession, qui affecterait l’économie mondiale, pourrait être évitée. Certains facteurs géopolitiques auront une influence sur la situation. Par exemple, si l’assouplissement de la politique zéro COVID en Chine se poursuit, les problèmes de chaînes d’approvisionnement mondial seraient atténués, ce qui accélérerait la descente de l’inflation ainsi que des taux d’intérêt, et donc rendrait moins propice une situation de récession. La guerre actuelle entre la Russie et l’Ukraine a actuellement un impact similaire sur les chaînes d’approvisionnement.

S’il est possible que la récession envisagée n’advienne pas, le ralentissement de l’économie semble quant à lui inévitable selon le ministre des Finances.

Le haut niveau d’inflation et le taux d’intérêt ralentissent l’économie mondiale. Le Québec n’y échappera pas.

Eric Girard, ministre des Finances

Quant à la possibilité d’un scénario de récession, «il se situe à 50%», selon le ministre Girard.

Quels secteurs seraient affectés par la récession?

La récession, qui pourrait être mondiale, serait causée par une augmentation des taux d’intérêt qui, eux, ont été haussés par l’inflation qui a marqué l’année 2022. Ainsi, il s’agirait d’une récession qui se ferait surtout sentir dans les secteurs où les emprunts et les dettes, qui sont assujetties aux taux d’intérêt, sont importants. Par exemple, le secteur de l’immobilier et les entreprises ainsi que les ménages qui ont des dettes élevées seraient les principaux touchés.

Les impacts sur l’emploi dans un scénario de récession ne seraient pas particulièrement importants puisque le taux de chômage prévu à 5,5% serait, comme aujourd’hui, inférieur au taux d’emplois vacants.

«Si on a une récession en 2023, ce ne sera pas au niveau de l’emploi que la récession va se manifester le plus», a soutenu le ministre Girard en conférence de presse.

Quelles mesures économiques seraient mises en place?

En cas de récession, le gouvernement prévoit deux mesures phares: un budget de 8 milliards de dollars qu’il mettrait de côté sur cinq ans et un budget de stimulation économique de 2,5 milliards de dollars.

Le budget de stimulation serait investi de manière ciblée pour venir en aide aux secteurs et aux ménages les plus touchés. Le ministre Girard a parlé de la possibilité d’un investissement qui prendrait la forme d’une réduction de l’impôt sur le revenu pour les deux paliers d’imposition les plus bas, soit de 0 à 46 295 $ et de 46 295 $ à 92 580 $.

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