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Quel est le problème avec les mini-miss?

Je n’ai jamais été témoin d’un concours de mini-miss. Or, comme je préfère m’abstenir de juger un événement sans y avoir assisté, je me garde de m’emporter contre ce que l’on nous présente comme l’arrivée des Toddlers & Tiaras au Québec. L’événement, prévu à Laval le 24 novembre prochain, suscite déjà la grogne.

En attendant, pour pouvoir me faire une idée, j’ai visité le site internet de National Canadian Girl, l’organisme à l’origine du concours. Malgré la surabondance de rose bonbon (vraiment pas ma couleur) qui placarde ce site internet, j’ai décidé de mettre mes préjugés de côté en voyant qu’il s’agissait d’un système de «bourses d’études» qui «valorise la capacité des filles à s’exprimer en public» et qui pouvait être un «atout sur un CV». Aller à l’école, parler en public, accéder à un emploi, voilà quand même des valeurs à encourager si on veut que les petites filles puissent elles aussi aspirer au poste de première ministre, non? J’ai donc regardé avec la plus grande ouverture d’esprit du monde la vidéo de présentation. C’est là que tout s’est effondré.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=RbrjJnt6iic&w=630&h=354]

Pour occulter les critiques, National Canadian Girl se défend d’être un concours de beauté et martèle être plutôt un concours de personnalité, mais le jupon dépasse de la robe de bal quand on constate le nombre d’occurrences où cette affirmation est contredite.

Pour répondre à la critique sur la pression qu’un tel concours peut exercer en très bas âge, on donne une couronne à tout le monde. Entre considérer ça comme du nivellement par le bas ou de l’esprit sportif de mascarade, mon cœur balance.

En outre, l’édition nationale de 2014 promet une journée spa/manucure/facial/pédicure à toutes les mini-concurrentes.

Mais ne vous inquiétez pas, National Canadian Girl inculque aussi des valeurs d’entraide en valorisant l’engagement communautaire et caritatif. Parce qu’on sait que, lorsqu’elle mariera un homme riche, mini-miss ne voudra pas rester à la maison à rien faire, quand même!

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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