National

Un prix plafond proposé pour l'essence

Inspirée par une pratique adoptée dans les provinces maritimes, l’Association québécoise des indépendants du pétrole (AQUIP) a proposé jeudi d’imposer aux détaillants un prix plancher, en plus du prix plafond déjà en place. Cette nouvelle réglementation, qui forcerait le gouvernement à modifier la loi adoptée en 1996, permettrait, selon l’AQUIP, de maintenir une saine concurrence dans le domaine de la vente d’essence, en plus de prévenir les hausses subites de prix qui font rager les consommateurs.

«Une telle législation permettrait d’éviter les guerres de prix très locales qui tuent la compétition, a indiqué Serge Harnois, président du conseil d’administration de l’AQUIP. Par exemple, à Vancouver, pendant un an ou deux, il y a eu une guerre des prix féroce. L’essence se vendait alors en bas du prix coûtant. Ces manÅ“uvres ont eu pour effet de tuer tous les indépendants. Aujourd’hui, Vancouver fait face à  un oligopole et la marge de profit des détaillants est la plus élevée au pays.»

Afin d’éviter que cette situation ne se produise au Québec, l’AQUIP propose de limiter la marge de profit des détaillants. La province serait alors séparée en trois régions, Montréal, régions centrales et régions éloignées. Dans la région métropolitaine, les détaillants devraient se contenter d’une marge de profit maximale de 0,06 $ au-dessus du prix coûtant. Le prix plancher représenterait, lui, une marge de 0,03 $ au-dessus du prix coûtant.

Pour les régions centrales et éloignées, le prix maximal serait de 0,07 $ à 0,08 $ supérieur au prix coûtant, alors que le prix plancher serait aussi 0,03 $ au-dessus du prix coûtant. «Le prix varierait tous les jours, comme il varie tous les jours à la raffinerie, a expliqué Sonia Marcotte, économiste et présidente-directrice générale de l’AQUIP. Ça éviterait des bonds trop importants.»

Articles récents du même sujet

Exit mobile version