Alors que le premier ministre essuie un feu nourri depuis plusieurs semaines, le climat sera tendu pour la rentrée des parlementaires à Québec demain. Les allégations de trafic d’influence pour la nomination des juges mettent à mal l’image du premier ministre, qui doit passer devant le juge Bastarache cette semaine.
Sa position en faveur de l’exploitation des gaz de schiste, décriée par de nombreux groupes environnementaux, n’arrange pas non plus sa situation. Et le projet de loi 103, concernant les écoles passerelles, soulève l’ire des protecteurs de la langue française.
Seul le projet du ticket modérateur en santé est tempéré. Le ministre des Finances, Raymond Ba-chand, prévoyait une consultation publique à l’automne, ce qui ne semble plus être à son agenda. Cette avalanche de critiques tombe à point nommé pour la chef de l’opposition, Pauline Marois, qui a déclaré à La Presse Canadienne qu’elle exigera des comptes au cours de la période des questions de l’Assemblée.