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Pas de K.-O. au débat des chefs

La cuvée 2011 du débat des chefs n’aura permis à personne de porter de coup fatal. Certains débats des chefs passent à l’histoire, d’autres pas.

Ceux de cette année auront permis de faire connaître les choix qui s’offrent aux électeurs. Ce n’est pas négligeable, mais dans un contexte où les chiffres laissent une fois encore présager un gouvernement minoritaire, ce ne sera pas suffisant pour renverser la tendance.

Personne n’y aura commis d’erreur majeure, ni de coup de maître; la campagne va donc suivre son cours jusqu’au 2 mai. Hormis madame Paillé, qui aura vu sa vie transformée, personne n’assistera à un renversement de la tendance globale qui favorise les conservateurs. Michael Ignatieff devait s’imposer, particulièrement en anglais. Il ne l’aura pas fait. Jack Layton devait justifier sa pertinence auprès d’un électorat courtisé par les libéraux. À ce titre, il peut se dire satisfait. En français, Gilles Duceppe est demeuré fidèle à lui-même.

Si Stephen Harper sort indemne de l’exercice, le répit pourrait être de courte durée. Les allégations qui planent sur la campagne des conservateurs constituent l’inconnue qui pourrait venir brouiller les cartes. Si l’histoire des dépenses du G8 et de la vérificatrice générale continuent d’alimenter la chronique, il pourrait y avoir des dommages.

Jusqu’à maintenant, rien ne marque vraiment l’imaginaire dans cette campagne. Le débat a d’ailleurs illustré le fait que ce qui séduit flirte dangereusement avec le champ de compétence des provinces. Les garderies, les aidants naturels, la santé… Quant à la place du Québec, rien de neuf sous le soleil… rien de concret.

L’environnement, thème privilégié par Stéphane Dion lors de la campagne de 2008, aura été complètement écarté. Inexcusable! Il faudra bien comprendre un jour que le développement économique est indissociable de celui de l’environnement. Qu’il doit se faire, certes, mais avec une vision à long terme, et dans le respect des générations futures, dans une perspective de développement durable. Ce n’est ni à droite, ni à gauche c’est la seule direction à prendre.

Pour les initiés, ceux qui suivent fébrilement la scène politique, les débats, c’est un peu comme les séries. Pour ce match, la première étoile est décernée à madame Paillé, à défaut d’un chef transcendant. Les vraies séries qui s’amorcent sur la patinoire risquent maintenant de porter faire passer à l’arrière scène une campagne qui peine déjà à mobiliser les gens.

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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