Les récentes mesures de restrictions budgétaires du gouvernement provincial créent un réel contexte d’austérité, croient certains; d’autres estiment qu’elles assurent plutôt la prospérité de la province. C’est sur ce sujet que débattront des panélistes de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde (INM), vendredi matin, dans le cadre d’une table ronde. Résumé des points de vue.
Lucie Martineau, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP)
Il n’y a rien qui prouve qu’on doit viser une baisse de la dette pour 2015-2016, on peut prolonger l’échéance. Car actuellement, oui, nous sommes en période d’austérité, et il y a un risque de récession. Il y a un risque que les gens ne consomment plus, et alors les finances publiques pourraient s’appauvrir encore plus s’il y a une réduction des revenus venant de la taxe à la consommation.
Le gouvernement ne regarde qu’une seule colonne, celles des dépenses. Il doit aussi regarder la colonne des revenus. Si on arrêtait de gaspiller de l’argent dans les programmes informatiques, on pourrait économiser 235M$. Avec la centralisation de tous nos achats de médicaments, on pourrait sauver 1G$. C’est à ces endroits qu’on peut aller chercher de l’argent plutôt que d’imposer des mesures d’austérité qui touchent les femmes, les plus démunis et les régions.
Guillaume Langlois, coprésident de la campagne Prospérité Québec du Conseil du patronat du Québec
Il faut encourager l’entrepreneuriat, encourager la création de valeur et que les dépenses de l’État soient mises à contribution. Les compagnies pourront aller chercher l’argent sur les marchés internationaux et le ramener dans notre système, car si elles génèrent plus de profits, elles paient plus d’impôt. Le gouvernement pourra alors mieux assumer cette dette qui s’accumule et garder le même niveau de services pour une population vieillissante.
Débat: prospérité ou austérité
Vendredi, 14 août
9h45 – 10h45
École d’été de l’Institut du Nouveau Monde
Salle 4170, Campus de l’Université de Montréal à Laval
