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Politique

Projet Montréal veut dénoncer le «génocide» et «l’apartheid» en Palestine

Ericka Alneus à l'hôtel de ville de Montréal.

Ericka Alneus, cheffe intérimaire de Projet Montréal.

Projet Montréal déposera bientôt une motion au conseil municipal de Montréal pour «reconnaître et à dénoncer le régime d’apartheid imposé en Palestine ainsi que le génocide qui y est perpétré».

Israël fait face à des pressions croissantes de la communauté internationale depuis le début de la guerre actuelle à Gaza. Un conflit qui, depuis, s’est étendu au Liban et en Iran.

L’État hébreux est accusé de génocide par de nombreux organismes, y compris Amnistie Internationale et Human Rights Watch. La Commission d’enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé lancée par les Nations unies a également conclu au génocide.

Nathalie Goulet, auteure de la motion de Projet Montréal, souhaite que la métropole se joigne aux dénonciations.

«Montréal est une ville profondément diversifiée, où vivent des milliers de personnes directement touchées par les conséquences de ce conflit. Devant l’ampleur des souffrances humaines documentées par de nombreuses organisations internationales et experts indépendants, nous croyons qu’il est de notre responsabilité morale de faire entendre une voix claire en faveur du respect du droit international, de la protection des civils et de la dignité humaine», dit-elle.

Ericka Alneus, cheffe intérimaire du parti, réfute l’idée que la motion soit vue comme un geste antisémite.

«Nous refusons toute instrumentalisation de cette démarche pour alimenter la division ou la haine. Notre motion est fondée sur des principes universels: la défense des droits humains et le refus du racisme sous toutes ses formes. La lutte contre toutes les discriminations, incluant l’antisémitisme et l’islamophobie, doit aller de pair avec notre solidarité envers les victimes de la guerre.»

En campagne électorale, Projet Montréal avait signé un pacte pour le boycott d’Israël.

Le cabinet de la mairesse Soraya Martinez Ferrada n’a pas souhaité commenter le dossier. La mairesse répondra à la motion le 15 juin, lors de la séance du conseil municipal.

Plus de détails à venir.

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