Culture

David Guetta n’a pas l’impression d’avoir vieilli

Lucía Hernandez - Metro World News

Après 
15 ans au sommet 
des palmarès, le DJ 
et producteur français David Guetta, qui a présenté ce printemps son nouveau single avec Nicki Minaj, 
nous parle des clés 
de son succès.

Comment s’est déroulée votre collaboration 
avec Nicki Minaj sur 
Light My Body Up?
Nicki Minaj et moi avons une longue histoire ensemble. Notre première collaboration, Hey Mama, vient de franchir le milliard de visionnements sur YouTube; c’est complètement fou! La production de Light My Body Up est très différente de ce que j’ai fait dans le passé, c’est très minimaliste. J’aime le résultat final. C’est cool, audacieux et sexy.

Comment travaillez-vous avec différents chanteurs? Qu’est-ce qui vient 
en premier, les paroles 
ou la musique?
Ça varie d’une chanson à l’autre. Cette fois, j’ai commencé par le rythme, avant de travailler avec le compositeur. J’ai terminé avec Nicki Minaj, qui a écrit son rap. Elle m’a offert une belle surprise, avec la participation de Lil’Wayne.

Quand sortira votre 
prochain album et à quoi peut-on s’attendre?
À vrai dire, l’album est loin d’être terminé et je ne sais vraiment pas quand il sera prêt. Je me concentre sur ce premier extrait. J’avance tranquillement, on verra bien comment cela se terminera. En termes de production, je dirais que j’ai un son plus mature. J’utilise beaucoup d’instruments acoustiques et j’aime bien revenir aux bases de la musique électronique. Pour ce qui est des collaborations, je ne peux rien dire pour l’instant.

Comment élaborez-vous 
une nouvelle chanson?
Je travaille toujours avec un compositeur. Je commence par créer une base instrumentale, puis nous travaillons avec les paroles en studio. On part souvent de rien, on prend une guitare et on écrit. Il y a toujours un petit je-ne-sais-quoi qui me dit si la chanson va être un succès, mais c’est parfois difficile à exprimer. Désormais, je consacre beaucoup plus de temps à l’écriture que je ne le faisais lorsque je m’occupais seulement du rythme. La composition des chansons, c’est ce qui donne une unité à l’album et ce qui touche 
le cœur des gens.

Et comment vous préparez-vous pour vos concerts?
C’est complètement différent. En mars dernier, pour l’Ultra Music Festival, un des plus importants événements de musique électronique cette année, j’ai travaillé deux ou trois semaines sur mon choix de chansons. Il ne s’agit pas seulement de choisir des chansons, mais aussi de produire des nouvelles musiques pour l’événement. Par exemple, je prends l’un de mes classiques et je l’utilise pour créer quelque chose de nouveau, ou je mixe deux de mes albums ensemble. Tous les DJ font la même chose, mais je tente de créer une expérience unique pour que les spectateurs qui viennent à mes concerts puissent entendre quelque chose qu’ils n’entendront nulle part ailleurs.

Vous aurez 50 ans cette 
année. Est-ce que cela marque une étape dans votre vie ou votre carrière?
Pas avant mon anniversaire [NDLR : le 7 novembre]! 
Il reste encore beaucoup 
de temps. [Rires] Pour être honnête, c’est quelque chose de complètement fou pour moi. Bien sûr, je n’ai pas l’impression d’avoir 50 ans. J’ai commencé à jouer dans les clubs lorsque j’avais 17 ans, je jouais pour des gens de 20, 25 ans maximum. Lorsque j’ai eu 30 ans, les spectateurs avaient encore 25 ans. Même chose à 40 ans. Je n’ai pas l’impression d’avoir vieilli, puisque les gens qui m’entourent sont encore jeunes.

Vous commencez, à partir 
de samedi, une série de spectacles à Las Vegas, puis à Ibiza. Est-ce que le contenu sera différent de ce que vous offrez dans les festivals?
Oui, totalement. Mes racines sont dans les clubs. Le contact est plus direct. J’aime voir les gens, être proche d’eux et interagir avec eux. Dans les festivals, le niveau d’énergie est incroyable, mais devant de telles foules, on ne peut expérimenter des sons plus underground. À Ibiza, par exemple, je suis là depuis si longtemps que j’ai des fans qui viennent me voir pour m’entendre mixer, pas seulement pour entendre mes hits.

Ce genre de musique demande beaucoup de créativité et de réinvention. Comment fait-on pour 
rester pertinent?
C’est le plus grand défi. Il faut arriver à un équilibre pour conserver les fans de longue date, tout en parlant à une nouvelle génération. Pour moi, c’est excitant de jouer avec de nouvelles sonorités et j’ai toujours tenté d’atteindre cet équilibre. C’est la même chose pour tous les artistes, peu importe le genre. On ne peut pas conserver éternellement le son qui nous a rendu célèbre. Ça deviendrait ennuyant. Il faut arriver à faire quelque chose de nouveau sans oublier qui on est.

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