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Lorene Scafaria: c’est l’apocalypse

Lorene Scafaria, à qui on doit le scénario de Nick and Norah’s Infinite Playlist, signe sa première réalisation avec Seeking a Friend for the End of the World.

Non, la fin du monde évoquée dans le titre du film de Lorene Scafaria n’est pas une métaphore. Dans Seeking a Friend for the End of the World (Recherche Ami pour partager fin du monde), on se retrouve catapulté dans une réalité où la planète n’en a plus que pour trois semaines avant d’entrer en collision avec un astéroïde qui la détruira. À partir de là, on entre dans un roadtrip avec un quadragénaire (Steve Carrell) qui vient d’être laissé par sa femme et part à la recherche de son amour de jeunesse qu’il n’a jamais oublié. Le hasard place sur sa route une jeune voisine à qui il n’avait jamais parlé auparavant (Keira Knightley), qui, pour sa part, cherche désespérément à retourner en Angleterre retrouver sa famille avant la fin. On s’en doute, ces deux personnes qui n’ont rien en commun développeront des liens plus forts qu’ils ne le pensaient dans ces circonstances plutôt extrêmes. Métro a discuté avec la scénariste et réalisatrice Lorene Scafaria.

Le sujet de la fin du monde a bien souvent été exploité au cinéma, dans des films catastrophes, des drames… Qu’est-ce qui vous a inspirée à en faire une comédie?

J’ai toujours été fascinée par les thèmes de l’amour, de la mort, du temps… J’ai réalisé un jour que, quand on allait à des funérailles, on finissait toujours par célébrer la vie, parler de la personne, raconter des anecdotes, et qu’il y avait quelque chose de joyeux dans tout ça. Je voulais raconter l’histoire de deux personnes qui se rencontrent au pire moment possible, et qui, quand la catastrophe frappera, n’arriveront pas à croire que c’est cette personne qui est assise à côté d’eux.

Vous avez choisi deux acteurs plutôt dépareillés… Pourquoi ce choix?
J’aimais l’idée que ce soit deux personnes qui auraient pu passer le reste de leurs jours à se croiser sans se remarquer. On voit si souvent des films où les protagonistes sont tellement faits l’une pour l’autre, que l’on attend l’inévitable. Dans le cas de mon film, je voulais vraiment que ça soit des gens qui n’auraient jamais pu découvrir qu’ils étaient à ce point compatibles dans d’autres circonstances.

Aviez-vous Keira Knightley et Steve Carrell en tête en écrivant le scénario?
Pas vraiment, je n’avais personne en tête en écrivant. J’ai l’impression que j’ai écrit différentes incarnations du personnage que joue Steve dans plusieurs de mes scénarios – cet homme qui traverse sa vie comme un zombie –; quel meilleur personnage à voir s’épanouir à l’annonce de la fin du monde? J’ai l’impression que depuis 10 ans, donc, c’était Steve Carrell que je voyais dans les personnages que j’écrivais; je n’aurais seulement jamais imaginé qu’il jouerait dans mon film!

Tout comme dans Nick and Norah’s Infinite Playlist, la musique joue un rôle prépondérant, surtout pour le personnage de Keira Knightley, fana de vieux vinyls. Il y a beaucoup de vous là-dedans?
Oui! La musique a toujours été une véritable passion pour moi; c’est d’ailleurs ce qui m’avait d’abord attirée vers le livre Nick and Norah que j’ai adapté. Et quand je me suis demandé ce que les gens chériraient si la fin du monde était proche, je me suis dit que la musique arriverait en tête. J’imaginais qu’un des personnages s’accrocherait à ses souvenirs de cette façon, donc je voulais des classiques, quelque chose de nostalgique, qui refléterait ses goûts à elle, mais aussi l’époque à laquelle, lui, aurait grandi.

Au cours du voyage, les personnages rencontrent plusieurs personnes aux réactions totalement différentes par rapport à la fin du monde; ceux qui veulent survivre, ceux qui veulent profiter, ceux qui cassent tout… À quel point avez-vous puisé dans vos propres réactions potentielles?
J’ai demandé à plusieurs amis autour de moi, et la plupart ont parlé de nobles buts, comme celui d’aller à la recherche d’amis, de famille, ou encore de son premier amour… Mais bien sûr, je me suis aussi doutée que plusieurs personnes deviendraient complètement folles, que d’autres se tourneraient vers la drogue et le sexe… Pour ma part, je m’identifie beaucoup à la quête de mes personnages.

Seeking a Friend for the End of the World
En salle dès avendredi

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