Culture

Étoiles montantes… qui sera la révélation de l'ADISQ?

Qu’ont en commun Martine Chevrier, Nuance, Julie Masse et Kathleen? Croyez-le ou non, tous font partie de la longue liste des artistes ayant remporté le prix Félix de la Révélation de l’année depuis le premier gala de l’ADISQ, en 1979.

Force est d’admettre que les choix de l’Académie n’ont pas toujours réussi à faire honneur à leurs débuts prometteurs. Une poignée d’entre eux sont même tombés dans l’oubli quelques mois seulement après leur triomphe.

Quelqu’un se souvient-il de Lili Fatale?

L’ADISQ n’a pas toujours visé juste, mais son tableau de chasse n’est pas exclusivement composé de feux de paille. Par souci d’honnêteté, permettez-nous de repartir à zéro en posant la question suivante : Qu’ont en commun Céline Dion, Éric Lapointe, Ariane Moffatt et Garou?

Dimanche soir, six jeunes prétendants tenteront de joindre cette prestigieuse brochette d’étoiles de la chanson en décrochant le convoité titre de Révélation de l’année.

Fort de ses quatre mises en nomination (dont celles de l’Album et du Groupe de l’année), Alfa Rococo semble en bonne position pour remporter la palme. Le duo formé de Justine Laberge et de David Bussières a accaparé les ondes radio au cours des 12 derniers mois avec des morceaux pop accrocheurs tels que Lever l’ancre.

Alexandre Désilets part lui aussi favori. La critique a encensé Escalader l’ivresse, la premièr escapade solo du gagnant de l’édition 2006 du Festival international de la chanson de Granby. À mi-chemin entre le folk et l’électronique, l’univers de l’auteur-compositeur-interprète rappelle ceux de certains autres chouchous de l’Académie, dont Pierre Lapointe et Dumas. Cette semaine, le chanteur nous disait à quel point sa mise en nomination lui donnait le sentiment d’être enfin accepté par l’industrie du disque au Québec. «C’est comme si on me disait : « La porte est grande ouverte. Viens et rentre! »» nous confiait Désilets.

Les chances semblent plus minces pour Rachid Badouri. Dans l’histoire du gala, seuls deux humoristes ont été sacrés Révélation de l’année : Lise Dion en 1997 et Rock et Belles Oreilles
en 1985. Le fort penchant du comique pour la danse pourrait toutefois lui attirer les faveurs des membres du jury, réticents à couronner un artiste préférant les blagues punchées aux ballades pompeuses.

On retrouve ensuite Annie Blanchard, dont l’opus Sur l’autre rive est finaliste dans la catégorie Album country. Si l’ex-Académicienne sort grande gagnante, elle n’en sera pas à son premier sacre à l’ADISQ. En 2006, sa version d’Évangéline, cette pièce culte du répertoire acadien, lui a valu le Félix de la Chanson de l’année.

Les groupes Gatineau et Radio Radio, fiers porte-étandards du hip-hop, diviseront probablement le vote des amateurs du genre. Dommage. Rappelons que  le premier, originaire de Montréal, allie sonorités rap et rock dans une atmosphère festive, et que le second, en provenance du Nouveau-Brunswick, verse plutôt dans l’électronique comique.

Sélection relevée = choix déchirant.  

En guise de conclusion, une dernière question : Qu’ont en commun Isabelle Boulay, Daniel Bélanger et Jean Leloup? Ils comptent parmi les artistes à n’avoir jamais été sacrés Révélation de l’année.

Comme quoi on n’a pas toujours besoin de la reconnaissance de l’Académie pour démarrer une longue et fructueuse carrière.

Le 30e gala de l’ADISQ
À Radio-Canada
Dimanche à 19 h 30

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