En mars dernier, The Decemberists offrait à ses fans The Hazards of Love, un cinquième album concept de 17 pièces, racontant l’histoire d’une femme du nom de Margaret ravagée par son amour pour une créature prenant divers aspects, de sa mère la reine fée de la forêt et d’une méchante créature au sang froid.
C’est en mettant la main sur un minidisque d’Anne Brigg datant de 1966, que Colin Meloy, le leader de la formation de Portland, fasciné par le folk britannique des années 60, a été frappé par l’inspiration pour composé la nouvelle galette du groupe. L’EP était intitulé The Hazards of Love, et puisque qu’aucune pièce ne portait le nom de l’album, Colin s’est mis en tête d’en écrire une.
Le chanteur a ensuite construit le reste de l’album une pièce et la fois, avec le résultat qu’on connaît. The Hazards of Love, inspiré par de vieilles chansons folk, propose des ambiances tantôt baroques, tantôt métal, où la modernité côtoit le vieillot, un disque dans la lignée de ce à quoi The Decemberist a habitué ses fans.
«Je n’étais pas surprise de la nouvelle idée de Colin, affirme Jenny Conlee, l’organiste, l’accordéoniste, la pianiste et la claviériste du groupe jointe au téléphone. Il a inventé ce genre de chose par le passé.»
En ordre
Parce que le nouveau disque de la formation a été construit une chanson après l’autre, les membres de The Decemberist ont décidé qu’en spectacle, il en serait de même. Ils jouent donc l’album d’un bout à l’autre et jusqu’à maintenant cette façon de faire semble fonctionner.
«La réaction est bonne, assure la musicienne. L’album est assez long et son concept demandait un traitement spécial. Nous avons décidé de faire les chansons en ordre sur scène parce qu’on trouvait que c’était la meilleure approche pour donner vie à l’album. Il n’y a pas d’arrêt, c’est une longue pièce de musique. C’est vraiment plaisant de jouer ainsi.»
Transporter sur scène l’univers chargé et mystérieux de The Hazards of Love a été un processus quelque peu ardu. Les cinq membres de la formation souhaitaient que le spectacle sonne vraiment comme l’album.
«Becky Stark et Rebecca Gates, qui chantent les personnages féminins de l’album, sont en tournée avec nous, explique la jeune femme. Elles jouent aussi de certains instruments. Il y a aussi une chanson sur album où on entend un chÅ“ur d’enfants. Au départ, nous avons essayé de chanter nous-mêmes, mais ça ne marchait pas; alors on utilise un enregistrement.»
À Osheaga le 2 août, la formation se produira à 19 h, alors que le soleil ne sera pas couché. Étrange, non, pour les ambiances particulières des pièces du groupe?
«C’est différent de jouer à l’extérieur, parce que l’éclairage de nos spectacles intérieurs sont très sombres, mais l’avantage des spectacles extérieurs, c’est que tu peux voir les musiciens faire leur gymnastique, changer d’instrument, souligne la multi-instrumentiste. En plus, plusieurs chansons de l’album se déroulent pendant le jour; alors c’est parfait!»
The Decemberists
À Osheaga
Sur la scène de la rivière
Le 2 août à 19 h