Culture

Like-moi! : la saison de trop?

Fugueuse

En 2016, lors de l’entrée en ondes de Like-moi! à Télé-Québec, un vent de fraîcheur soufflait sur notre télévision et un raz-de-marée de critiques élogieuses avait accompagné le dévoilement de cette série de l’auteur Marc Brunet mettant en vedette plusieurs nouveaux visages et humoristes de la relève.

Trois ans plus tard, c’est de façon plutôt anonyme que la quatrième saison s’est invitée en exclusivité sur le Club Illico, qui a fait l’acquisition des droits de la série pour la présenter intégralement sur sa plateforme en ligne avant le relais à la télévision sur les ondes de Télé-Québec au printemps.

Like-moi!

Avec un changement majeur de diffuseur, on aurait espéré un buzz plus imposant autour de cette quatrième saison sans Adib Alkhalidey, remplacé par Mehdi Bousaidan au sein de la distribution. Sinon, tout le monde est de retour pour donner vie aux nouveaux textes, et vous pouvez visionner le tout dès maintenant sur le Club Illico en plus de tous les autres épisodes des trois saisons précédentes.

Par contre, devriez-vous visionner le tout?

J’avais délaissé la production à la télé après deux saisons, sans raison particulière. Peut-être juste une certaine fatigue ou un manque de temps. Ça arrive même avec des séries qu’on affectionne, l’intérêt se dissipe quand la fraîcheur n’y est plus.

Like-moi! est victime de cette réalité qui afflige très souvent les comédies à l’écran, et je voulais y replonger pour voir si on pouvait sauver la mise avec ce changement de diffuseur.

J’aimerais vous dire que oui, mais honnêtement, j’ai trouvé le temps long lors des quelques premiers épisodes. On utilise toujours la même formule comique appuyée sur la répétition et l’incompréhension, et tous les sketchs finissent par se confondre les uns aux autres, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle.

Le retour de personnages récurrents, normalement une valeur sûre en comédie, semble plutôt plaqué ici. C’est à se demander si le puits n’est pas à sec dans le cas de Like-moi! au niveau de l’inspiration pour l’auteur à succès. Brunet a peut-être fait le tour du jardin avec cette façon de faire, ces personnages et cette distribution. Oui, vous allez esquisser quelques sourires, mais il ne devrait pas y avoir de longueurs dans une émission de 22 minutes (sans les pubs), encore moins plusieurs longueurs à l’intérieur d’un même sketch malgré les efforts déployés par la distribution pour donner de l’énergie à toute cette aventure.

Si vous aviez délaissé la production comme moi, ne venez pas gâcher votre souvenir. Les nouveaux épisodes ne sont pas mauvais, ni même désagréables, mais ils ne sont pas suffisamment différents pour raviver la flamme. La production a atteint sa vitesse de croisière et, malheureusement, le confort de nos vieilles pantoufles n’est pas une formule gagnante en humour.

Dommage, parce que c’était une bonne prise sur papier pour le Club Illico, qui tentait le coup de rajeunir sa marque. Mais je n’ai pas l’impression que la «vache sacrée» des 18-24 ans sera séduite par ce réchauffé de la saveur du mois en janvier 2016.

Suivez Stéphane Morneau

Articles récents du même sujet

Exit mobile version