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Culture

Festival MUTEK

Musique. Il com­­­mence à être un peu tard pour vous parler du festival Mutek, qui se terminera dimanche mais, dans les faits, il n’y a que la moitié du festival d’écoulé. Il vous reste donc assez d’événements pour rassasier votre faim de musique électronique et de performances hors du commun.

Mine de rien, Mutek fait des vagues. Récompensé, l’année dernière, par le Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal (tout comme ELEKTRA), le festival s’exporte de plus en plus à l’étranger. Des Nuits Sonores de Lyon au festival Cervantino (Mexique), en passant par une multitude d’autres festivals, Mutek assure sa présence dans les événements d’outre-mer.

Avec le temps, Mutek est devenu l’ambassadeur de la scène électronique québécoise sur le plan international. Faut croire qu’Alain Mongeau, directeur du festival, avait un plan précis il y a 11 ans. Aujourd’hui, Mutek est bien ancré dans la culture montréalaise. Cette année, le festival propose autant de talents locaux que de découvertes. De Guillaume & The Coutu Dumonts à Moritz von Oswald, en passant par Nathan Fake, la programmation est d’une qualité similaire à celle de l’année dernière, alors que Mutek fêtait ses 10 ans.

En fin de semaine, c’est au Piknic Électronik que Mutek risque de faire grouiller le monde. Souhaitons du beau temps. Samedi dès 13 h, l’Allemand Krill Minima ouvrira les hostilités avec sa techno minimaliste. Il sera suivi de Minilogue (Suède), de Dj Koze et, enfin, c’est l’Anglais Paul Kalkbrenner (Bpich Control) qui terminera la soirée.

Le lendemain, Mutek ouvrira la scène principale et la scène STM pour que se produisent le Français Pépé Bradock, les Américains Nicolas Jaar et Dave Aju, le Canadien Spooloops et plusieurs autres artistes internationaux. Donc, profitez-en en fin de semaine pour avoir votre dose d’électro pointue minimaliste. Mutek est sans contredit la référence dans le domaine et saura vous offrir ce qu’il se fait de mieux ici et ailleurs. Plusieurs endroits.

Le vieux fan de rap en moi est un peu excité à l’idée de voir Talib Kweli en spectacle. Le nouveau moi me chuchote à l’oreille que voir un rappeur sur scène, c’est toujours un peu la même chose et c’est souvent décevant. Par contre, le vieux moi (dans le sens de «quand j’avais 18 ans») aime toujours beaucoup Talib Kweli. Le souvenir de la chanson Get By jouant dans mon discman est encore vif. Il y aussi le spectacle de Jay-Z à Coachella qui m’a un peu réconcilié avec les spectacles de rap.

Le terme «grandiose» est faible pour décrire sa prestation. Oui je sais, c’était Jay-Z, le Frank Sinatra du rap, mais quand même. Le rap est entré dans une nouvelle ère, et les MC essaient d’en donner de plus en plus. J’imagine que Talib Kweli le sait, lui qui, à 35 ans, n’est plus un jeunot. C’est donc ce lundi que le Brooklynois Talib Kweli, accompagné de DJ Hi-Tek, foulera les planches du Club Soda.  Club Soda, 1225, boulevard Saint-Laurent

Je suis toujours surpris de voir les spectacles-promos-événements du Apple Store. Ce dimanche, c’est Handsome Furs qui sera invité dans l’antre de la pomme grise. Le duo formé de Dan Boeckner et d’Alexei Perry offrira un concert à 19 h. Par contre, avec la formule gratuite – premier arrivé, premier servi -, la foule risque d’arriver assez tôt, la capacité étant de 100 à 200 places.

Handsome Furs est un groupe indie punk rock qui utilise beaucoup de synthétiseurs pour accompagner la voix de Boeckner (Wolf Parade). Ce groupe montréalais reste un peu méconnu ici, mais a une réputation enviable sur la scène internationale. Je vous conseille fortement d’aller jeter un coup d’Å“il au Apple Store dimanche.  Apple Store, 1321, rue Sainte-Catherine Ouest

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