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Pink Martini: des fêtes polyglottes

Pink Martini vient de sortir Joy to the World, son premier album pour le temps des Fêtes  Quatorze pièces au caractère festif et inclusif dans lesquelles le groupe met en avant son multiculturalisme.

Pink Martini, bien connu pour ne pas être dans les clous en matière d’album, ne déroge pas à sa réputation avec son dernier album, Joy to the World. L’ensemble composé de 12 mu­siciens propose pour la première fois un album de musique du temps des Fêtes. Un album joyeux à l’image de cette période de l’année, mais loin du conventionnel. «Nous avons réalisé ce disque, mais pas uniquement pour les chansons de Noël, plutôt pour faire un album pour le temps des Fêtes. C’est un album inclusif plus qu’un album de Noël, explique Thomas Lauderdale, pianiste et leader de Pink Martini. Nous ne voulions pas concevoir un album religieux, mais plutôt quelque chose qui serait joué partout dans le monde.»

Joy to the World est rapidement apparu comme une évidence au groupe. «On l’a commencé et achevé en trois mois et tout s’est fait dans une ambiance des plus joyeuses. Et ce qui est très anecdotique, c’est que nous l’avons fait durant l’été», lance, amusé, le pianiste. Et pour que l’album soit dans toutes les chaumières du globe, on peut faire confiance au groupe polyglotte. Anglais, arabe, chinois, japonais, hébreu – les musiciens de Pink Martini continuent dans le multiculturalisme qui les caractérise en mêlant des classiques du temps des Fêtes comme White Christmas d’Irving Berlin (interprétée en anglais par China Forbes, chanteuse du groupe, et en japonais par Saori Yuki, chanteuse du Japon) et des airs peu connus comme Elohai N’tzor en hébreu, ou encore une chanson du Nouvel An chinois datant de 1946.

«Le choix des chansons a vraiment été simple. Ce sont des chansons de Noël que j’affectionne particulièrement, mais il y aussi des pièces qui sont beaucoup moins associées à cette période», explique Thomas Lauderdale. En produisant ce disque, le groupe n’a pas cherché à produire à tout prix une Å“uvre accessible à tout le monde. Cela  peut d’ailleurs sembler prétentieux. «Mais l’idée, avec Joy to the World, est surtout d’apporter pendant quelques jours de la joie partout dans le monde», conclut Thomas Lauderdale. Mais la trêve de Noël ne sert-elle pas à cela?

Joy to the World

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